Versailles rive gauche – Bruno Podalydès – 1992

20. Versailles rive gauche - Bruno Podalydès - 1992Les petits plats dans les grands.

   8.0   Sur le simple récit d’un rendez-vous galant qui tourne au fiasco, Bruno Podalydès brode quarante-cinq minutes de fantaisie pure, dans un appartement minuscule qui verra se croiser une douzaine de personnages extravagants, transformant le petit comité espéré en contre-soirée festive pour ces invités pas vraiment invités, à moins qu’il ne reste que le calvaire (qui pour nous s’avère irrésistible) pour Arnaud (Génial Denis Podalydès en amoureux angoissé) qui ne maitrise pas mieux les aller et venu qu’il ne gérait l’organisation de son rencard.  

     D’emblée, en effet, mais sur un mode encore mineur, la soirée s’annonce plus mouvementée que romantique. Claire débarque à la gare Versailles Rive gauche mais a vite un mal fou à trouver la rue Carnot où se tient son invitation. Arnaud l’attend dans son appartement, se brosse les dents, met un peu de musique classique, enfourne une moussaka surgelée dans le four et file aux toilettes. Moment qu’à choisi Claire pour se pointer sur son sinistre et sombre pallier, abandonné par l’électricité. La voici donc qui frappe tandis que lui n’ose plus bouger de la lunette. Les cloisons sont fines, c’est comme si elle frappait à la porte de ses chiottes : Arnaud évite donc le moindre déroulé de papier toilette ou de chasse d’eau.

     C’est le début d’un enchainement de péripéties/imbroglios dont la drôlerie des gestes et grimaces savoureuses de Denis Podalydès n’a d’égal que la mise en scène de son frère, déployée dans cet endroit exigu qui nous est bientôt familier, avec son enchâssement de pièces et couloirs infiniment petits. A la rescousse pour un simple détail de chasse d’eau non tirée, frères, voisins, amis des frères, copines des amis débarquent comme si ce studio de playmobil était devenu the place to be le temps d’un soir. Le film ira jusqu’au bout. Du bonheur en barres. Quant à Isabelle Candelier, difficile de ne pas en tomber amoureux, là-dedans. C’est d’ailleurs plus ou moins ce qui se passe avec les frangins d’Arnaud : Ils caressent l’idée de lui chourer. Potentiel lauréat au titre de film médicament.

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