Rue de l’Estrapade – Jacques Becker – 1953

Anne Vernon, Daniel GélinLe choix de Françoise.

   6.0   Falbalas m’avait permis de comprendre une chose essentielle : Sitôt qu’il navigue en terrain bourgeois, Becker m’intéresse moins. Je le trouve beaucoup moins doux dans sa réalisation et surtout plus cynique dans son écriture. Il faut un peu de temps avant d’entrer et d’apprécier Rue de l’Estrapade. Il faut attende de quitter cet hypocrite cocon bourgeois qui fait presque office de pré cinéma de Lelouch, où la femme est amoureuse éperdue de son époux, mais où ce dernier, fanatique de courses automobiles, la trompe avec une mannequin. Il faut s’extirper de l’adultère et suivre cette femme, Françoise, qui prend l’initiative de quitter son mari puis de louer une chambre de bonne sous les toits de Paris. C’est dans sa manière de filmer cette nouvelle vie que Becker s’avère le plus intéressant, notamment ces échanges avec ce voisin de palier et sa découverte du Quartier Latin. Le film perd à revenir (régulièrement) vers l’homme, d’abord car il est assez peu charismatique, pour ne pas dire vraiment pathétique, ensuite parce qu’il est le détonateur qui envoie Françoise revivre. C’est elle qui nous intéresse, pas lui. Le film aurait gagné à l’évincer entièrement. S’il ne le fait pas, j’imagine que c’est pour jouer sur la comédie de remariage et préparer la fin, très déstabilisante autant qu’elle est belle : C’est Françoise qui choisit tout dans ce récit, c’est elle qui part et c’est elle qui revient.

0 commentaire à “Rue de l’Estrapade – Jacques Becker – 1953”


  1. Aucun commentaire

Laisser un commentaire


Catégories

Archives

octobre 2018
L Ma Me J V S D
« sept   nov »
1234567
891011121314
15161718192021
22232425262728
293031  

Auteur:

silencio


shaolin13 |
Silyvor Movie |
PHILIPPE PINSON - ... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Playboy Communiste
| STREAMINGRATOX
| lemysteredelamaisonblanche