The house that Jack built – Lars von Trier – 2018

28. The house that Jack built - Lars von Trier - 2018The nothingness of crime.

   2.5   Difficile de savoir ce que j’ai trouvé le plus navrant là-dedans. Voir Uma Thurman se faire défoncer la tronche à coup de cric ; Et voir la scène plusieurs fois, sous plusieurs angles ? Ou voir des gamins se prendre des coups de chevrotine ; Et voir les impacts, dans le crâne, les rotules ? Ou voir un caneton se faire cisailler la patte par un gosse ? Voir Matt Dillon découper le sein de Riley Keough ou le voir plus tard sortir son porte-monnaie en peau de nichon découpé pour payer ses balles blindées qui lui permettront peut-être de réaliser un rêve nazi ? Voir une maison dont les fondations seraient un empilement de cadavres ? Voir des femmes toutes plus débiles et/ou apathiques les unes que les autres ? Entendre sept fois « Fame » de David Bowie ? Se coltiner une séquence mixant des extraits de l’intégralité des films de LVT ? Mon cœur balance.

     Bref, j’ai trouvé ça absolument CONSTERNANT. Et complètement con.

     Ça a beau convoqué Goethe, Dante, Blake, Delacroix, que sais-je encore, qu’importe puisque ce n’est pas intéressant, c’est laid et c’est chiant comme la pluie. Pire, on me dit que c’est drôle. Bah punaise. Quand Buñuel filme un diner qui n’a jamais lieu, c’est drôle. Quand LVT filme une maison qu’on n’arrive pas à bâtir, ça l’est moins.

     The House that Jack built c’est tout le contraire de Nymphomaniac, pour moi. Jusque dans leur découpe chapitrale, brillante d’un côté, racoleuse de l’autre. Ainsi que dans leur esthétique, ambivalente ici, répétitive là. Comme pour l’utilisation musicale : Il y a avait plein de morceaux différents dans Nymphomaniac. Là il y a sept fois le même morceau de Bowie et neuf fois Glenn Gould jouant Bach.

     Ceci dit c’est Lars Von Trier. Je sais qu’il est systématiquement sur la corde, qu’il fasse Melancholia ou Dogville (Mes deux préférés) ou Antichrist et Element of crime (que je n’aime pas). Quand je repense à Nymphomaniac, je me demande encore si je l’aime ou si je le déteste. D’ailleurs, je n’ai jamais revu de Lars Von Trier, je me rends compte, hormis Breaking the waves, probablement son plus irréprochable. C’est juste que là il a rompu la corde, pour moi. Il s’est moins infligé les enfers que gaufré dans le néant.

     La fin aurait pourtant tendance à éclairer le film et donner du sens à ce qu’on vient de s’infliger. Mais c’est un peu tard. Ça devrait être génialement décalé, magnifiquement grotesque, c’est juste ridicule.

     Ce qui nous offre la branlette cinématographique la plus insupportable depuis The square. Alors je sais pas si j’ai un problème avec l’humour, mais je sais que j’ai un problème avec l’humour de Lars Von Trier.

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