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Archives pour 21 novembre, 2018

Casque d’or – Jacques Becker – 1952

10. Casque d'or - Jacques Becker - 1952Un menuisier dansait.

   6.5   Je tenais à revoir ce classique absolu, réputé pour être l’un des plus beaux films sinon le plus beau de Jacques Becker, justement parce que je l’aime nettement moins que d’autres. En le revoyant, j’ai compris pourquoi je l’aime moins. Il y a pourtant tout dans ce mélodrame pour que j’en sorte en miettes : Une histoire d’amour, une belle histoire d’amitié, un affrontement pour une femme, une crapule véreuse, lâche, dégueulasse (Félix Leca personnage mauvais jusqu’à l’os) mais aussi une parenthèse rêvée ( ?) au bord d’un fleuve, des danses endiablées dans des guinguettes effervescentes, la terrible sentence finale de l’échafaud. Becker maitrise totalement son dispositif, l’imbrication de son récit et la progression tragique. Quand Signoret & Reggiani croisent leurs regards pour la première fois on sait qu’ils courent au drame. Il y a dans Casque d’or une chape de plomb permanente, parfois nette, parfois invisible, qui empêche d’apprécier l’amourette bucolique. Même sur les bords de l’eau, on sait que tout cela ne tient qu’à un fil. C’est beau, souvent très beau, même. Mais je pense que ce couple de cinéma me pose problème. Je n’y crois pas. Ensemble, se donnant la réplique, la passion, la tragédie l’un à l’autre, ils font trop acteurs de la comédie française, pas suffisamment prostituée et charpentier de banlieue parisienne, en gros. Alors je sais qu’on pourrait dire ça de n’importe quel film, n’importe quel couple de cinéma, c’est un grief qui ne tient qu’à moi. J’y crois moins que disons, un Antoine & Antoinette où l’interprétation n’échoie pas à des monstres sacrés trop envahissants pour des personnages aussi lambda. Signoret & Reggiani sont bons, mais je vois trop leur jeu, je les préfère dans, au pif, Les diaboliques ou Le doulos. Je suis d’ailleurs nettement plus impressionné par le méchant du film, campé ici par un magistral Claude Dauphin, super flippant.

Mademoiselle Vendredi (Teresa Venerdi) – Vittorio De Sica – 1943

08. Mademoiselle Vendredi - Teresa Venerdi - Vittorio De Sica - 1943L’orphelinat providentiel.

   5.0   Pas certain que la comédie romantique soit le terrain qui sied le mieux à Vittorio de Sica. Alors certes, le film est un peu plus qu’une simple comédie romantique dans la mesure où il y a une gravité qui le replace dans un contexte social : Ce n’est pas Le voleur de bicyclette mais il est aussi largement question d’argent. Ici c’est un pédiatre criblé de dettes qui se voit contraint d’accepter ce qu’on lui propose, en l’occurrence un poste d’inspecteur sanitaire dans un orphelinat afin de rembourser ses créanciers. Vittorio de Sica, qui s’est offert d’incarner le personnage central, n’a pas vraiment l’envergure pour ce rôle, il est trop pudique, je pense. En revanche, la belle Adriana Benetti (qui incarne Teresa Venerdi, une jeune dispensaire, aide infirmière dont il va tomber amoureux) l’illumine littéralement. Très dispensable, néanmoins. Il faut attendre un peu avant de voir l’auteur entrer dans le monde du néoréalisme.


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