Dans la brume – Daniel Roby – 2018

17. Dans la brume - Daniel Roby - 2018Respire.

   6.0   Je n’avais pas vraiment prévu de le revoir, qui plus est quatre mois seulement après l’avoir découvert, mais j’ai eu cette envie de le confronter à La nuit a dévoré le monde puisqu’on a cessé depuis leur sortie, de les mettre en relation, étant donné qu’ils sont sorti en même temps – Roby un mois après Rocher – et se basent tous deux sur le même scénario, enfin je crois. Bon, ils n’ont absolument rien à voir sur l’écran, et ce n’était pas une super idée de le revoir, en tout cas pas pour Dans la brume, qui semble beaucoup plus artificiel à ses côtés, moins bien écrit (les dialogues relèvent pour la plupart du remplissage) et surfant sur une mise en scène parfois digne d’un téléfilm. Un bon téléfilm, certes. Avec des images fortes telle Paris engloutie dans un brouillard de fumée avec les derniers appartements des immeubles la surplombant et offrant à voir au loin le spectacle abstrait (le film a cette qualité qu’on ne quitte pas ses personnages) d’émeutes à Montmartre. De même que les rues embrumées, avec cette ambiance sonore et cet invisible qui joue brillamment avec nos nerfs.  Bref on ne peut pas dire que ça ne fonctionne pas : Quand Romain Duris & Olga Kurylenko pénètrent dans la brume (pour aller changer les batteries de la bulle de leur fille, pour aller chercher des combinaisons au laboratoire) on prend chaque fois, nous aussi, notre respiration. C’est pas la scène de la poupe dans Titanic mais on sent que c’est une référence : Ce n’est pas un hasard, je pense, si Daniel Roby filme son couple de vieux allongés dans leur lit, dans un plan similaire à celui de Cameron. Je n’ai rien contre ce petit couple – Et Michel Robin est un acteur magnifique – mais ils sont un peu là pour la caution larmichette. Quant au final il est carrément raté : bâclé + Petit malin, la double peine. C’est dommage. Je continue d’aimer le film, néanmoins car bien qu’il y ait tout un tas de choses qui ne vont pas là-dedans à l’image des trous scénaristiques ou de cette imagerie malickienne pour montrer une scène du futur, ça ne contamine aucunement l’aspect survival. On va dire que certains trucs auraient mérité d’être beaucoup mieux amenés, mais dans l’action, la brume et l’espace globalement restreint qu’il s’impose, le film me semble assez beau dans son style.

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