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Archives pour 14 décembre, 2018

Toy story – John Lasseter – 1996

20. Toy story - John Lasseter - 1996Je suis ton ami.

   8.0   Etant plus petit, mon fils s’excitait jusqu’à en pleurer lors de la première apparition de Buzz l’éclair. Je le revois encore, déplier ses bras comme l’astronaute déploie ses ailes, se mettre debout sur le canapé et faire mine de s’envoler comme Buzz aussi s’envole, bien que Woody dira qu’il n’appelle pas ça voler, qu’il appelle ça tomber avec panache. Je le revois, le cœur déchiré, quand Buzz, plus tard, est contraint d’accepter qu’il n’est qu’un jouet, tente de s’envoler mais perd un bras dans son suicide manqué. Certes mon fils et moi connaissons le film par cœur, mais c’était cool d’aller le voir ensemble, en salle.

     On est en 1995. Disney vient de pondre Le roi lion, ses animaux de la savane africaine, ses décors majestueux. Pixar répond Toy story, une chambre et des jouets en plastique. Osé ! C’est la naissance d’une excellente trilogie – qui deviendra bientôt tétralogie, mais comment croire en ce quatrième volet quand le troisième disait tout, fermait tout jusqu’à nous étreindre dans un concert de larmes ? – et c’est aussi le premier long métrage sous entité Pixar.

     Au tout début, un garçon joue avec ses jouets dans sa chambre. Woody, Rex, Mr.Patate, Zigzag & co sont encore inanimés (comme à chaque instant où ils sont en présence d’êtres vivants) mais ce sont des déjà des graines de héros, les acteurs d’une histoire créée de toute pièce par l’imagination d’un petit garçon. Toy story a cette idée brillante de nous offrir à voir leur histoire, celle de leur quotidien, quand l’enfant n’est pas là. De voir la vie privée des jouets, en somme.

     Si le pré-générique montre l’enfant jouant avec ses jouets, le générique s’attache lui à montrer l’enfant en train de les ranger, à lui constater ses préférences (un petit cowboy doté d’une ficelle qui le fait parler) et à nous dire que bientôt, l’enfant ne fera quasi plus partie du film, que ses personnages ce seront ces objets en plastiques. Ainsi, quand Andy est appelé par sa maman pour accueillir ses copains venus pour son anniversaire, qu’il referme la porte de sa chambre derrière lui, aussitôt c’est le branle-bas de combat : Chacun se fait un petit brin de santé et se réunit afin d’établir une mission commando visant à connaître avant leurs arrivées dans la chambre, les nouveaux jouets qu’aura Andy pour son anniversaire. On fait marcher les talkies-walkies et on envoie les petits soldats de plomb. Ce qui frappe c’est l’utilisation de l’espace : à hauteur de jouet, la chambre semble gigantesque, un monde à elle toute-seule. La séquence dans la cage d’escalier offre une situation vertigineuse, jouant sur un schéma de film d’aventures et sur l’angoisse de voir les jouets se faire gauler.

     Quand plus tard, par une suite de mégardes, jalousies et coïncidences, l’astronaute et le cow-boy se retrouvent abandonnées à une station-service puis dans une fête foraine, le film s’envole littéralement. Avant de finir sa course chez le voisin d’Andy, un gamin tortionnaire de jouets, qui devient le grand méchant du film. Avec cette idée géniale du compte à rebours : Il faut rentrer avant le déménagement. Toy Story, la franchise, ne cessera d’être contaminée par l’importance du réel jusqu’à culminer dans un troisième volet qui rappelle qu’un enfant, un jour, ça grandit.


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