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Archives pour 18 décembre, 2018

Lady snowblood (Shurayuki hime) – Toshiya Fujita – 1973

24. Lady snowblood - Shurayuki hime - Toshiya Fujita - 1973La redoutable.

   6.5   Soit un film à priori très méconnu pour le cinéphile occidental, mais un peu moins méconnu depuis 2003 depuis que Tarantino s’en est outrageusement inspiré pour son Kill Bill. On y retrouve cette histoire de vengeance, par noms et par étapes, cette découpe sous forme de chapitres, une certaine ressemblance dans les plans, un hommage évident dans de nombreuses situations – la scène du dojo, évidemment – et même un thème musical, le Flower of carnage, de Meiko Kaji qui ouvre et ferme ici le film, et qui sera réutilisé par Tarantino lors du combat enneigé avec Lucy Liu, quasi sosie de Meiko Kaji, l’actrice qui joue Yuki (et dont l’histoire du personnage rappelle aussi beaucoup celle d’O-Ren Ishii) et qui elle aussi se fera terrasser sous les flocons. Bref, y a pas à tortiller, ça donne méga envie de revoir Kill Bill.

     Pourtant, le film est bien plus qu’une simple curiosité, plus qu’une madeleine de cinéaste dénicheur (On sait combien Tarantino sait être prolifique à ce propos : Django, de Corbucci, pour le coup c’était pas facile à regarder aujourd’hui) puisque c’est un super film, plein d’idées et graphiquement fort – Il suffit d’évoquer l’ouverture avec cet accouchement en prison où la caméra virevolte entre les barreaux, les chutes de neige, les pleurs d’un bébé et les râles de souffrance d’une mère sur le point de rendre son ultime souffle. Et le film poursuit dans cette veine, variant ses décors, aussi bien lors d’une discussion que lors d’une exécution : Dans une ruelle perdue, sur une plage de rochers, dans ce grand palais, chaque fois il se passe bien plus qu’un simple suivi de scénario. Il y a de vrais parti pris esthétiques, des plans sophistiqués, d’amples mouvements de caméra, un jeu avec les cadres et les couleurs, bref pas seulement des effusions de sang. Donc quelque part ça annonce aussi la plasticité de Kill Bill.

Independence day, resurgence – Roland Emmerich – 2016

21. Independence day, resurgence - Roland Emmerich - 2016Bouse day.

   1.0   L’avantage à regarder TF1 en prime time un dimanche de temps en temps c’est qu’on obtient rapidement un flop N-2 solide. Par exemple, sur ces deux derniers mois, on avait la possibilité de voir Les visiteurs 3, Ma famille t’adore déjà, Retour chez ma mère, Batman v Superman, Camping 3 et Independence day 2. Jolie brochette ! Ça envoie du rêve, hein ?

     Je n’aimais déjà pas le premier quand j’étais gamin mais je serais malgré tout assez curieux de réessayer aujourd’hui, d’une part car c’est un genre pour lequel je peux avoir beaucoup d’affection, d’autre part car je suis certain que c’est dix fois plus regardable que cette suite affreuse. Pourquoi les blockbusters sont si moches, aujourd’hui ?

     Ce qui tient éveillé dans ce marasme : Son casting hétéroclite, qui prête plus à sourire qu’autre chose. On retrouve certains acteurs d’il y a vingt ans, ainsi Jeff Goldblum côtoie Bill Pullman. Le personnage campé à l’époque par Will Smith est lui compté pour mort : L’ingrat n’a pas voulu revenir pour pouvoir jouer dans cette daube de Suicide Squad, c’est tout ce qu’il mérite. Et on a aussi Charlotte Gainsbourg, la jeune actrice de It follows, Robert Loggia aka Lopez dans Scarface, William Fichtner aka Roger Van Zant dans Heat. Le casting est à l’image du film : C’est n’importe quoi.


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