Une flamme dans mon cœur.
7.0 En 12 minutes, le mec te pond une nouvelle merveille, dans la lignée de son Phantoms of Nabua. Il y a une toile qui dévoile un double décor qui change à l’infini dans un éternel relais/recommencement. À côté une femme est allongée sur un lit dans une couverture bleue, et il y a bientôt un feu de bois, dehors, qui se reflète aussi bien sur la femme que sur la toile. C’est d’une douceur inouïe, d’une richesse et d’une poésie de chaque plan. Et une fois de plus c’est la matière sonore qui donne son identité au film, le rend au moins aussi percutant que les images qui l’accompagnent. Aux lointains bruits de la jungle, d’abord, répond bientôt ce crépitement magnifique. Une fois de plus sidéré de voir que les films du thaïlandais, qu’ils s’étirent sur deux heures ou dix minutes, ont le pouvoir secret de nous embarquer si loin.
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