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Archives pour 20 mars, 2019

Ciel d’octobre (October sky) – Joe Johnston – 2000

02. Ciel d'octobre - October sky - Joe Johnston - 2000Papa, j’ai rêvé des étoiles.

   8.0   Pour bien apprécier Ciel d’octobre, si un film sur de jeunes futurs miniers se rêvant acteurs de la conquête spatiale n’est pas un motif suffisant, il faut l’appréhender par l’angle de son créateur et donc le replacer dans l’après Chérie j’ai rétréci les gosses, l’après Jumanji et l’avant Jurassic park III. Je n’ai vu que quatre films de Joe Johnston à ce jour, mais je peux tous les relier entre eux : C’est déjà beaucoup de ce que je recherche au cinéma. Et même chez un gars comme Joe Johnston, qui n’a certes pas une vraie envergure de metteur en scène, mais qui fait des films très personnels, malgré leurs apparences de « film que tout le monde peut faire ».

     A de nombreuses reprises on peut donc sentir les échos à ses autres films, ne serait-ce que dans la place accordé au père, sa dureté mais aussi son rôle de guide, de modèle, de pierre angulaire : Il y a toujours une fragilité chez le père, et Ciel d’octobre pousse l’idée à son paroxysme grâce au toujours parfait Chris Cooper, fidèle responsable de mine persuadé qu’il n’y a rien de plus beau et noble dans la vie. Il y aussi une fascination pour la jeunesse aux rêves décalés, son appétit d’ailleurs : En ce sens, Homer Hickam (campé par le tout jeune Jake Gyllenhaal) est un mélange d’Alan Parrish, de Nick Szalinski, d’Erick Kirby. Il est aussi bien inventeur (Il fabrique des fusées) que désireux de trouver un trésor (l’objectif est de participer à un concours scientifique) qu’il est capable de se battre contre un monstre (Sa famille).

     Et pour être certain qu’on est bien chez Joe Johnston, un moment donné, Homer va au cinéma – Rappelons que le récit se déroule en octobre 1957 – et il va voir, je vous le donne en mille : L’homme qui rétrécit. Le chef d’œuvre de Jack Arnold, véritable fil rouge de l’œuvre de Johnston. Mais qu’importe finalement puisque Ciel d’octobre s’apprécie aussi pleinement au premier degré, à savoir un mélange de mélodrame (tout ce qui tourne autour de leur professeur de physique, incarnée par Laura Dern, la douceur de ce personnage et le mauvais sort qu’on lui réserve, c’est très émouvant) et de teen movie (Etrange d’y croiser Chris Owen aka Sherminator dans American Pie, la même année) inspiré de faits réels.

     C’est un film qui s’appuie beaucoup sur cette dichotomie passionnante d’une Amérique divisée, entre celle qui rêve de l’espace (Le film s’ouvre sur le lancement de Spoutnik 1) et celle tellement ancrée dans la terre qu’elle travaille sous terre, dans les mines, justement. Toute l’action du film se déroule donc dans une cité minière de Virginie, où les pères savent déjà que leurs fils reprendront leur flambeau, où les mères (au foyer) n’ont plus que leur peinture secrète pour rêver : La maman d’Homer dessine sur une cloison du salon, la plage d’une ile déserte, forcément. Et lorsqu’elle fait un palmier, on ne sait d’abord pas si c’est un derrick ou un trou de verre, perdus dans un univers inadapté. C’est très beau. Personnage magnifique, en plus, sacrificiel mais jamais sacrifié. Et tout le film est superbe du point de vue de ses personnages. On les aime tous. Bref, je m’attendais à voir un biopic un brin conventionnel, mais j’ai trouvé ça très beau.


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