Grandeur et décadence.
6.0 Un peu comme ce fut le cas d’Avatar – pour rester dans ce registre de super production – quelques années plus tard, King Kong est un film que j’ai adoré au cinéma, au moment de sa sortie – Je me souviens encore d’une salle comble dans laquelle notre léger retard nous avaient obligé à nous retrancher au tout premier rang : Trois heures aussi ébouriffantes qu’épuisantes – mais dont je n’ai jamais senti l’envie de m’y replonger. Ce qui n’est pas super bon signe. Pourtant, j’y repensais pas mal ces derniers temps.
Si le film est toujours aussi réjouissant dans sa volonté de faire renaître l’original, de jouer sur l’idée du cinéma (le voyage d’une équipe de cinéma) dans le cinéma, sa démesure permanente, c’est justement là-dessus qu’il (s’)épuise. Trop de chantilly sur le gâteau. Et la chantilly ça s’affaisse. Parfois le film est donc impressionnant (les T.rex, Kong et Naomi Watts dans une crevasse, suspendus à des lianes) et parfois il est très gênant (un troupeau de brachiosaures et un effondrement de falaises franchement gênant) et souvent il en met une, deux, trois couche(s) de trop à l’image de l’interminable séquence finale.
Prochaine étape : Revoir l’opus de 1976. Réalisé par John Guillermin. J’en étais fan, quand j’étais gosse. Je me souviens de ce dernier plan terrible où l’on entendait le cœur du gorille s’arrêter. Hormis ceci et la présence de Jessica Lange, le reste est on ne peut plus flou.