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Archives pour 7 avril, 2019

Les uns et les autres – Claude Lelouch – 1981

17. Les uns et les autres - Claude Lelouch - 1981Beaux les rots, de Lelouch.

   3.0   Un Lelouch très apprécié de manière générale, Les uns et les autres. Mais ça m’est passé complètement au-dessus. J’imagine que c’est le lot des films de Lelouch, c’est souvent quitte ou double. Ici il se prend à la fois pour Kubrick, Visconti et Cimino. Tranquilou bilou.

     Si son cinéma ne manque pas d’élans ni d’une certaine force visuelle, l’aspect fresque est neurasthénique au possible. Il est donc bien délicat de se souvenir d’un personnage, un seul, dans ce tohu-bohu, véritable bouillie d’images superposées sans aucun liant. Les uns et les autres mise aussi beaucoup sur Michel Legrand. Jusqu’à la nausée. Bref c’est à la fois impressionnant et catastrophique, ample et ridicule, fascinant et chiant. En fait ça représente assez bien ce que je m’étais imaginé du cinéma de Lelouch avant de voir un film de Lelouch. Alors c’est pas Chacun sa vie, puisque la dimension romanesque, aussi ratée soit-elle, en impose, mais on n’est pas si loin, finalement.

      Pourtant il y a ce final, vers lequel tout le film tend, où la dimension chorale est à son paroxysme puisqu’on y retrouve tous les personnages, tous ces acteurs lors d’un concert sur le Trocadero, dans une chorégraphie somptueuse, dansée par Jorge Donn, sur le Boléro de Ravel que Lelouch semble capter dans la continuité en faisant virevolter sa caméra partout. C’est un moment magnifique, ma récompense pour ce gouffre d’ennui qui le précède. Il faut voir le film pour cette fin. Ainsi que pour une scène vers le mi-temps, dans laquelle Jacques Villeret explose complètement face à Francis Huster. Oui, explose. Villeret, oui. C’est peu, mais c’est déjà ça.

      L’essai est donc à saluer pour sa tentative de démesure, mais ça reste un truc imbuvable. J’ai dormi deux fois devant, je l’ai donc lancé trois fois. C’est un chouette film pour une bonne sieste. J’ai oublié de préciser le plus important : ça dure plus de trois heures, cette plaisanterie.

Marie Stuart, reine d’Ecosse (Mary Queen of Scots) – Josie Rourke – 2019

14. Marie Stuart, reine d'Ecosse - Mary Queen of Scots - Josie Rourke - 2019Damned of thrones.

   5.0   Avec La favorite c’est donc l’autre film de ce début d’année sur la cour des Stuart. Quand Lanthimos visait (assez mal) la dimension Kubrickienne, Josie Rourke, dont c’est le premier film, semble plutôt s’inspirer de Game of thrones, d’autant qu’Ecosse et XVIe siècle ça convoque déjà GoT, dans le côté médiéval et le nom de dynastie qui évoque évidemment les Stark. Malheureusement ça n’en a pas les épaules, ça manque d’étoffe et de personnages, ça manque d’une vraie ambiance et certains partis pris de mise en scène sont très lourds, à l’image de la rencontre des deux reines entre les linges. Il y a un côté Eyries meet Winterfell, mais sans gigantesque viaduc et trou de la mort, ni donjons et bois sacré. Bref, c’est un peu chiant. Ce sont évidemment des intrigues de cour, de chair et de trahison, on y assassine intensément au couteau ou froidement à la hache, mais ce n’est jamais retors, sulfureux, surprenant. C’est très pédagogique. Mais ça se regarde d’assez loin, sans déplaisir d’autant qu’il y a la belle Saoirse Ronan en Mary Stuart, et une fois n’est pas coutume, la très moche Margot Robbie en Queen Elizabeth tellement grimée en clown de Ça que j’ai chaque fois l’impression qu’elle va me demander si je veux un ballon.


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