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Archives pour 8 avril, 2019

La douleur – Emmanuel Finkiel – 2018

30. La douleur - Emmanuel Finkiel - 2018L’attente des femmes.

   7.5   Au départ, on pense comme d’habitude à cette impossibilité de mettre en images un texte de Marguerite Duras. On réalise pourtant vite que Emmanuel Finkiel s’en tire pas trop mal dans son style, nettement mieux que Rithy Pann quand il s’attaque au Barrage contre le pacifique, par exemple. Il capte quelque chose dans la non linéarité digressive, la plongée dans le souvenir, quelque chose qu’on voit peu au cinéma, quelque chose qui tient probablement beaucoup à Duras mais qu’il parvient à brillamment incarner à l’écran. On se dit qu’il reste un problème, à savoir les acteurs, enfin le fait qu’il y ait des acteurs, une Mélanie Thierry, Un Benoit Magimel : Quand Lazslo Nemes réalise Le fils de Saul, il choisit des inconnus et ça fonctionne. Duras en images ça devrait être comme chez Bresson, habité par des modèles. En revanche, une fois qu’on a fait ce deuil-là, accepté que Duras est inadaptable, réalisé que les acteurs sont hallucinants, absolument tous, le film est passionnant, toujours à la bonne distance, peu parasité par les ornements, c’est un film qui tient sa ligne de conduite, ne l’enfreint jamais. Homogénéité totale, dans ses plans, sa reconstitution, l’utilisation impeccable de la voix off. Si un jour je m’y replonge, je suis certain que je ne verrai plus ses menus défauts qui sont probablement moins de réels défauts qu’ils ne font partie intégrante de mes préjugés. J’avais tellement peur de ce truc. Adapter Duras, quoi. Et en fait j’ai pris une claque. Réalisation hallucinante, que des bons choix, beaucoup de longue focale pour masquer le manque de budget, et tellement bien utilisée comme j’avais rarement vu une longue focale si bien utilisée. Mélanie Thierry incandescente à tel point que c’en est flippant. Elle est Duras. Enfin voilà j’ai envie de le revoir tellement ça m’a semblé absolument parfait à tout point de vue.

Love, Death + Robots – Saison 1 – Netflix – 2019

05. Love, Death + Robots - Saison 1 - Netflix - 2019D’inégaux précipités animés.

   5.0   Une création Tim Miller / David Fincher exploitée sur dix-huit épisodes minuscules (Entre six et dix-sept minutes) et indépendants, puisqu’ils n’ont strictement aucun rapport entre eux, sinon qu’ils sont tous articulés autour d’une technique d’animation propre. L’ensemble est forcément inégal, l’arc narratif souvent dévoré par l’ambition technique, un peu comme dans la dernière saison de l’autre série anthologique Black Mirror, mais le tout est suffisamment accrocheur pour qu’on l’engloutisse très rapidement. Malgré tout il faut s’armer de patience pour retrouver un chapitre digne de Sonnie’s edge, celui qui ouvre le show, véritable déflagration visuelle, monstre d’intensité érotique, de brutalité sèche, aux rebondissements magnifiques. Le tout baigné dans une mixture Créature du lac noir / Ready player one du plus bel effet. J’ai adoré. Il faut attendre The dump ou Handing help pour être un peu titillé dans son confort et/ou retrouver un niveau excellent. La plupart du temps ça reste aussi beau que vide et vain ou bien ça mérite plus long, le temps d’apprivoiser l’univers dépeint.


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