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Archives pour 10 avril, 2019

Les Indes galantes – Clément Cogitore – 2017

34. Les Indes galantes - Clément Cogitore - 2017Tous en scène.

   6.5   C’est une commande de l’Opéra de Paris, ça ne dure que cinq minutes mais ce mec, Clément Cogitore – nommé deux fois cette année aux César catégorie courts – raconte dix fois plus de trucs que Noé dans Climax, uniquement en observant une troupe de danseurs de Krump improviser façon battle sur Rameau. Les Indes galantes ici ose le paradoxe fulgurant : Les images semblent être volées par un caméraman spectateur parmi la foule en cercle, pourtant elles sont absolument démentes, ne tremblent pas mais se cognent, ne se font pas témoins de la transe mais s’en accommodent, dans une contagion sublime. Je pense sincèrement que Cogitore fait partie des futurs grands. J’avais des réserves sur Braguino mais le film me hante littéralement, à tel point que je l’ai acheté il y a quelques semaines. Je veux le revoir, Braguino. Et Les indes galantes c’est pareil. Vivre dedans. Voir, entendre, vivre cette danse à jamais.

Les petites mains – Rémi Allier – 2018

32. Les petites mains - Rémi Allier - 2018Jusqu’à la nausée.

   2.0   Un petit garçon d’un an et demi est dans le bureau de son père, directeur d’usine. Lors d’une manifestation des ouvriers pour la non-fermeture du site ( ?) l’un d’eux enlève l’enfant de son patron. Film sans aucun intérêt. Limite indécent pour ne pas dire obscène, tant ça ne repose que sur une caméra tremblante et ne fait que déplacer le regard, occulter le vrai problème. Alors très bien, la seconde partie se rattrape, éthiquement parlant, mais du coup ça ne raconte plus rien. Et puis non, merde, filmer une crise d’entreprise à travers les yeux d’un bambin ce n’est pas possible quoi ! Que ça coiffe Clément Cogitore aux Césars, et par deux fois (Les Indes galantes, Braguino) me laisse on ne peut plus circonspect.

Laissez-moi danser – Valérie Leroy – 2017

06. Laissez-moi danser - Valérie Leroy - 2017Pas si transparente.

   4.0   C’était aux César catégorie court-métrage alors j’y ai jeté un oeil par simple curiosité. C’est pas mal. Un peu programmatique, un peu lourd de sens car un peu trop film à sujet (la transidentité) et surtout ça joue sur un petit suspense trop fabriqué et corseté, pas vraiment intéressant, puisque c’est l’instant où tout se joue pour Mylène, cette femme de ménage qui va découvrir lorsque ses collègues lui célèbrent son anniversaire, que l’une d’elles connaît son intime secret. Il y avait ce ferry à filmer, mais l’auteur n’en fait rien. Braguino n’avait pas de souci à se faire. Au final j’aurais préféré qu’on récompense celui-ci plutôt que l’horrible Les petites mains.


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