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Archives pour 6 juin, 2019

The dead don’t die – Jim Jarmusch – 2019

20. The dead don't die - Jim Jarmusch - 2019Zombies and flatfoots.

   4.0   Je fais une pause dans mon festival de Mouk pour évoquer deux films de l’édition cannoise de cette année, deux films que je n’aime pas beaucoup. Espérons que la prochaine parenthèse soit plus enthousiasmante : Almodovar, Dardenne, Bong Joon-Ho je compte sur vous. Avant d’évoquer Sibyl, parlons d’abord du dernier Jarmusch, qui me faisait rêver.

     J’avais rarement ressenti autant d’ennui et de tristesse dans une salle de cinéma. L’ennui quand rien ne fonctionne, quand tout semble paresseux, quand la vue d’ensemble à la fin se révèle plus amorphe encore que chaque scène prise indépendamment, déjà inerte. La tristesse que ce soit Jim Jarmusch aux commandes, bien sûr, lui qui avait pondu trois merveilles depuis dix ans, lui qui était à mes yeux dans sa veine créative la plus stimulante.

     Jarmusch + film de Zombies + casting supra-cool, c’est sans doute ça le problème, j’en attendais une montagne. The dead don’t die aurait pu être raté ou mineur, mais c’est son plus mauvais film, avec Coffee and cigarettes. Mauvais n’est même pas le mot, d’ailleurs, tant ça n’est rien, ça ne tente rien ou presque et ce presque est systématiquement raté, jamais drôle, jamais surprenant. C’est vraiment une toute petite chose, une toute petite comédie ratée, sans intérêt, à l’image de la scène de la découverte des corps au motel (l’arrivée des trois flics en bagnole, sur les lieux du crime, puis leur entrée dans le restaurant) qui joue sur un running gag aussi fade qu’il est mou, sans idée.

     Dans ce marasme, je sauve tout de même deux ou trois trucs. Par exemple, j’aime bien l’idée des morts qui ne marmonnent qu’un seul mot, en boucle, un mot qui révèle leur dépendance de vivant. « Coffee » pour l’un (Iggy Pop sans maquillage, je pense) « Chardonnay » pour l’autre. Et « Wifi » pour les adolescents. C’est con, un peu lourdingue, mais ça m’a plu. Beaucoup plus que cette risible dimension méta qu’Adam Driver fait entrer dans le récit en évoquant « le script de Jim » ou son porte-clés Star Wars : Frissons de la honte, franchement, c’est du niveau Scary movie, Jim tu vaux tellement mieux que ça.

     The dead don’t die est un film que l’on pourra trouver attachant avec le temps, justement car il est mineur. Mais Jarmusch ça demande de la digestion et de la revoyure, habituellement, là on a le sentiment que tout est là, très facile à consommer, oublié dans la seconde. L’ardoise magique, ce film. Et même pas le candidat parfait (Son casting, pourtant, excitait beaucoup) pour une ouverture de festival, tant c’est complètement soporifique. Grosse déception.


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