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Archives pour 22 juillet, 2019

Mur murs – Agnès Varda – 1982

18. Mur murs - Agnès Varda - 1982Entre les murals.

   6.0   On sait que les murs ont des oreilles, mais Varda préfère utiliser leur façon de s’exprimer. Le titre l’annonce de façon ludique dans un joli jeu de mots : Il sera question de mur, de murs et de murmure. Ou plutôt du murmure des Murals, puisque c’est ainsi qu’on appelle ces peintures murales de la ville de Los Angeles. Ce murmure c’est évidemment celui des opprimés, qui se murmure d’ailleurs moins qu’il se crie, se scande. Il raconte, c’est sa priorité, rien n’est jamais gratuit sur ces murals. Qu’on revendique son amour pour une femme ou qu’on crache sur la violence de la guerre, ces fresques sont le témoin, parfois éphémère – En cela on rejoint aussi le travail de JR, qui sera aux côtés de Varda pour Visages Villages – du monde. Comme à son habitude, Varda commente beaucoup, parfois tout à fait inutilement, mais toujours avec poésie, malice et suffisamment de délicatesse pour ne pas se tirer la couverture. Et si la plupart des scènes sont des plans de ces murals, Varda n’oublie pas de donner directement la parole aux artistes, aux habitants des quartiers. Donc comme toujours chez elle, ça fourmille, c’est épatant et passionnant.

Les voleurs – André Téchiné – 1996

11. Les voleurs - André Téchiné - 1996Les égarés de Lyon La Duchère.

   4.0   Techiné pour moi c’est souvent des « Oui, mais je n’irais pas jusqu’à le revoir » (Pas sûr d’avoir revu ne serait-ce qu’un Techiné, tiens) mais aussi régulièrement des « Non » d’ennui absolu. Si Les voleurs fait malheureusement souvent partie de cette deuxième catégorie, j’y vois quand même des choix forts, à l’image du montage non linéaire avec des chapitres qui changent de personnage principal à chaque fois, façon Rashomon, au moyen d’une construction narrative avec ces flashbacks en étoiles. C’est très audacieux. A défaut d’être palpitant. Les voleurs, pour moi, c’est la version française de The yards, au sens très péjoratif du terme, pour le coup. La séquence pivot sur les chemins de fer est probablement la meilleure, d’ailleurs, sans doute parce qu’on y parle moins. C’est un film beaucoup trop bavard, dans son ensemble. D’autant qu’il est aussi trop hystérique, donc on est abreuvé de séquences dialoguées trop écrites, qui fonctionnent uniquement sur des échanges survoltées, parties de ping-pong verbales éreintantes. Mon autre souci c’est Auteuil. J’arrive pas avec ce mec, c’est terrible. Autant je trouve Deneuve, Magimel et les autres, même le gamin, tous très bons ici, autant lui me semble complètement à côté de la plaque, comme d’habitude.


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silencio


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