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Archives pour 5 septembre, 2019

Convoi exceptionnel – Bertrand Blier – 2019

18. Convoi exceptionnel - Bertrand Blier - 2019Buffet congelé.

   2.0   Catastrophique. Je n’attends plus rien de Blier loin s’en faut, mais le retrouver à ce point de vacuité-là, lui l’auteur de Buffet froid, de Préparez vos mouchoirs, de Calmos, c’est triste, terrible. Une gêne constante, 1h19 durant. Que ça fasse vieux encore, je comprends enfin je ne lui en veux pas : Le bruit des glaçons faisait vieux, déjà, mais ça scintillait encore par instant. Le problème majeur il est que ce Blier-là n’a plus rien ni de bizarre ni d’original, que cette forme d’absurdité on la voie bien meilleure ailleurs (chez Dupieux, par exemple) et que ce petit délire métafictif est tellement à la mode (Rien que dans le dernier Jarmusch…) que de voir Blier, qui a toujours fait en sorte d’être loin des modes, tomber dedans rend son cinéma aussi vide de sens que de magie. Et c’est d’ailleurs ce que sont devenu Clavier et Depardieu aujourd’hui, ce Clavier-là semble échappé d’Une heure de tranquillité de Patrice Leconte et ce Depardieu de The end, de Guillaume Nicloux. Ils ne sont plus que l’ombre de ce qu’ils furent. Si en prime Blier recrache un condensé de ses vingt précédents films (en cent fois moins bien), là franchement, je trouve ça grotesque, car il n’est que question de ça dans Convoi exceptionnel, d’un auteur qui s’imagine qu’une simple compile low-cost fera l’affaire. Au mieux c’est indigent, au pire c’est insultant.

La dernière folie de Claire Darling – Julie Bertuccelli – 2019

17. La dernière folie de Claire Darling - Julie Bertuccelli - 2019La vie en fuite.

   4.0   Des quatre films de mon « rattrapage de films français sortis en 2019 » c’était celui qui me tentait le moins. Pourtant j’aime beaucoup Depuis qu’Otar est parti et La cour de Babel, de Julie Bertuccelli : Deux films aux antipodes puisque le premier est son premier long de fiction, quant au second il raconte le quotidien des élèves d’une classe d’accueil à Paris. Car au préalable, Julie Bertuccelli est une documentariste. On peut tout attendre d’elle, mais justement j’avais du mal à imaginer Catherine Deneuve dans l’un de ses films, à moins que son rôle soit double et pivot, comme le Depardieu de Welcome to New-York, que son corps devienne le reflet du film, ce que je n’ai jamais vu ici. Charlotte Gainsbourg me gênait déjà dans L’arbre. En effet, il y a dans son cinéma une mécanique qui respire bien mieux sitôt qu’elle évolue en marge de stars. Et en effet, passé une première demi-heure intrigante, par son drôle de ton, son curieux rythme, on finit par retrouver les rails d’un film aussi vieillot qu’ennuyeux – avec lourds flashbacks – dans lequel je ne retrouve plus rien de la réalisatrice des deux beaux films suscités. C’est le genre d’histoire (de fantôme) qui doit émouvoir un peu, pourtant, mais ça m’a constamment laissé à distance.


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