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Archives pour 14 novembre, 2019

Terminator 3, Le soulèvement des machines (Rise of the Machines) – Jonathan Mostow – 2003

25. Terminator 3, Le soulèvement des machines - Terminator 3, Rise of the Machines - Jonathan Mostow - 2003Le voyage de la dernière chance.

   6.0   Terminator, Rise of the machines. C’est écrit dans le titre, les machines vont se rebeller, l’heure est venue. C’est la première grande idée du film de Jonathan Mostow. Avant que le Terminator protecteur n’apprenne à Connor que le jugement dernier interviendra ce jour à 18h18 le spectateur est comme le futur chef de la résistance, il ne sait pas pourquoi nos deux habituels voyageurs temporels sont encore de mise. Dans le premier la naissance de John est imminente. Dans le second la programmation de Skynet est sur le point d’aboutir. Mais ici, quel est le véritable enjeu ? Et le film en joue au point que l’on se demande longtemps s’ils viennent pour John Connor ou pour Katherine Brewster – d’autant qu’en parallèle la TX liquide d’autres cibles mystérieuses. Il faut bien une heure avant d’y voir clair. C’est ludique, rythmé, c’est du bon Mostow.

     Mais voilà, il y a ce titre. La deuxième partie du film n’est donc plus vraiment une surprise du coup, plus tout à fait seulement car la fin reste malgré tout surprenante tant jamais encore au sein de la franchise nous n’avions ressenti cet abandon définitif, cette idée que pour une fois le destin aboutira, que la guerre nucléaire aura lieu. Ce même si l’espoir domine dans cette toute dernière scène. Bref, je pense que la fin de Terminator 3, le soulèvement des machines est de ce point de vue une vraie réussite. Qui aurait pensé finalement que le jugement dernier était inévitable ? Qu’il avait simplement été retardé ? Que l’unique espoir était centré sur la survie du simple mortel John Connor, qui n’était pas né dans le premier film, ado bidouilleur dans le second, adulte épave dans ce troisième volet ? C’est une belle manière de préparer la résistance. Le monde après l’apocalypse nucléaire.

     Résumons rapidement : Cette fois, le même T800 revient protéger John Connor. Le même, pas vraiment : un maillon de la chaîne, puisqu’il le dit, ils sont faits en série – Dans ce cas, pourquoi le voir « se rappeler » que les clés de voiture sont parfois cachées dans le pare-soleil ? Incohérence absolue, mais c’est pas grave. En face, encore un nouveau prototype, le TX, dérivé du T1000 en plus évolué encore, sous une apparence féminine. Un robot encore plus fort qui sait fabriquer avec son corps des armes de tirs, a toujours ce pouvoir de transformation et c’est une nouveauté, peut, au moyen d’une sonde, guider les gens et les objets à distance. Bref, notre petit Schwarzy semble bien obsolète à côté, lui qui n’a subi quasi aucune transformation depuis le premier de la saga. Si l’on était pinailleur, on dirait que ça va un peu loin : Il est tout bonnement impossible de combattre cette créature, à moins de réduire ses capacités au moyen de petits tours de magie scénaristiques. 

     On est bien entendu loin de l’ambiance (Terminator) et de l’efficacité (Terminator 2) Cameronienne, il n’empêche que Mostow s’en sort plutôt bien. Il y a quelques couacs à l’image de cette première scène où l’on voit le futur et Connor à la tête d’une armée humaine et un drapeau américain à ses côtés. Que vient-il faire là ? Le quatrième volet réalisé ensuite par McG aura au moins eu l’intelligence de situer sur un pied d’égalité Russes et Américains. Mais en ce qui concerne l’action pure, Mostow assure (Son Breakdown avec Kurt Russell était par ailleurs un excellent film d’action) même si d’une part les effets spéciaux bavent un peu et la caméra bouge beaucoup trop. Et d’autre part si sa propension à capitaliser sur ses percées humoristiques reste un peu trop fonctionnelle. Le dosage entre l’humour et l’action fonctionne, mais pas toujours – L’automatisme abusé de certaines répliques, certains mouvements trop répétitifs. N’est pas Cameron qui veut. Ceci étant c’est une bonne comédie, malgré tout et c’est peut-être ce qui fait que j’y suis attaché, car elle parvient étrangement à ne pas dénigrer les magnifiques opus de Cameron.


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