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Archives pour 13 mars, 2020

Dumbo – Tim Burton – 2019

DUMBOUn Tim Burton ça trompe énormément.

   6.0   En remake live du Disney de 1941, ce nouveau Dumbo ne m’intéressait pas beaucoup. Quant au talent de Burton – Et pour avoir récemment et tardivement découvert Vincent (1982) et Frankenwinnie (1984), je suis convaincu qu’il a existé – il est tellement porté disparu que ne suis pas allé voir un de ses films en salle depuis longtemps. Depuis Sweeney Todd, je crois.

     J’abordais Dumbo d’autant plus avec le couteau entre les dents qu’il me semblait insensé que Burton collabore à nouveau avec Disney, après le tumulte de ses débuts et l’adaptation en deux temps et deux auteurs, que fut le cas Alice. Je pensais vraiment que Burton et Disney c’était fini. Et c’est là-dessus que le film m’a séduit : La confession de Burton, son amour pour les saltimbanques et les marginaux solitaires, mais aussi son aveu de faiblesse à tomber dans les filets du géant.

     J’aime bien l’idée que Burton s’incarne à la fois dans le personnage de Danny DeVito, ce gérant de cirque contradictoire, amoureux de sa famille itinérante mais avide d’un pouvoir plus grand, mais qu’il s’incarne aussi, en guise d’autoportrait, dans cet éléphanteau aux grandes oreilles, monstre solitaire qui n’a qu’un désir, quand il vole, c’est de sortir du cirque, du rang.

     Dès l’instant qu’on quitte le récit connu de Dumbo – Finalement l’heure du dessin-animé est respectée, la seconde sera plus intéressante, car ce sera le vrai Dumbo, de Tim Burton – le film nous plonge à Dreamland, dans un immense parc d’attraction (Difficile de faire plus clair) qui sera géré par un businessman arrogant, un opportuniste récalcitrant, qui du haut de sa tour domine, jouit, dévore tout tel un croisement bâtard de Capitaine Némo, Batman (Le rôle n’échoit pas à Michael Keaton pour rien, je pense) & Eldon Tyrell. Il faudra y mettre le feu pour y échapper. C’est la firme aux grandes oreilles qui brule, littéralement. C’est assez curieux de voir que Disney a pu accepter d’être à ce point tourné en monstre d’arrogance, de bêtise et d’enfer sur terre. Bref, d’un point de vue méta, j’y trouve mon compte.

     Ensuite, plastiquement, le film ne m‘écœure pas comme certains Burton ont jadis pu m’écœurer, mais il y a trop de numérique, trop de fond vert, tout semble faux. Quant à l’ambiance musicale, signée une nouvelle fois Danny Elfman, elle fait le job, ni plus ni moins, c’est un peu triste quand on sait ce qu’il représentait dans les films de Burton. Et les personnages, les enfants surtout, s’ils servent bien Dumbo ils n’existent pas à proprement parlé.

     La première partie n’est finalement pas très intéressante, cette partie où justement, Burton aura dû en profiter pour créer des personnages, du background, des connections. Mais dès l’instant qu’on entre dans ce Disneyland vu sous l’œil de Burton, le film est tellement passionnant, rythmé et flamboyant qu’on en oublie les défauts qui le jalonnent. C’est donc une bonne surprise.


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