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Archives pour 14 mars, 2020

Deux moi – Cédric Klapisch – 2019

28. Deux moi - Cédric Klapisch - 2019Chacun trouve le même chat.

   6.5   Quelle agréable surprise là aussi ! Que s’est-il passé ? Le même jour j’aurais donc vu les meilleurs Burton & Klapisch depuis vingt ans. Evidemment ce sont deux cinéastes auxquels j’étais jadis attachés puis dont je me suis naturellement éloigné (aussi car leurs films étaient de moins en moins intéressants) donc l’humeur pour les appréhender est probablement fondamentale. Je ne dis pas que j’aurais pu les détester à un autre moment, mais j’ai dû les voir au bon moment, apparemment. Néanmoins, je suis persuadé que Deux moi est le film le plus doux, posé et touchant de Klapisch depuis longtemps. On retrouve pourtant les tares habituelles de son cinéma, il suffira de citer ces deux affreuses séquences de rêve / cauchemar absolument ni fait ni à faire. Ou bien ces running-gag chez l’épicier libanais dans une ambiance améliepoulainesque. Son goût pour l’esthétique publicitaire et la carte postale parisienne n’est plus à prouver, mais j’ai l’impression qu’il s’est toutefois un peu calmé sur celui-là. Il s’est calmé car ce qui l’intéresse c’est la dimension psy de ses deux personnages, deux trentenaires trop seuls et solitaires, fuyant aussi bien leurs familles respectives que les possibilités de rencontres, qui ont la particularité d’habiter deux appartements mitoyens dans deux immeubles différents. Si le film s’amuse souvent à les faire se croiser, faire la queue à la pharmacie, entrer/sortir de chez l’épicier, jusqu’à recueillir le même chat sans le savoir, le procédé un peu lourdingue ajoute plutôt de la légèreté, à savoir qu’il n’empiète jamais sur leurs évolutions respectives et notamment leurs rendez-vous hebdomadaires chez le psy, elle chez Camille Cottin, lui chez François Berléand. Tous deux excellents, par ailleurs, offrent enfin une belle vitrine de cette profession souvent réduite (dans le genre) à un vulgaire stéréotype. Là au contraire, la psychothérapie est sans doute un peu schématique – C’est pas Tell me you love me – mais elle existe et les personnages qui la représentent existent complètement aussi, chacun de manière très différente, en plus. C’est une idée parmi d’autres, le film en compte quelques une et notamment de ce qu’il dresse comme portrait de chaque famille, des absences d’un côté, de lourds silences de l’autres. Et le plus important là-dedans évidemment, Ana Girardot & François Civil sont tous deux absolument irrésistibles et on s’identifie très facilement à eux, ce qui manque très souvent dans les films de Klapisch, je trouve. Voilà pourquoi celui-ci est à mes yeux l’un de ses meilleurs si ce n’est promis à devenir le meilleur.


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silencio


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