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Archives pour 26 mai, 2020

Les inconnus dans la ville (Violent saturday) – Richard Fleischer – 1955

Les inconnus dans la ville - Violent saturday - Richard Fleischer - 1955Vendredi soir, samedi matin.

    6.5   Un film noir en couleur (Et quelles couleurs !) et en Cinemascope. C’est un beau pari, que Fleischer relève largement, tant l’image est sublimissime, en partie car cette cité minière dans laquelle le récit s’installe, est un lieu parfaitement cinégénique.

     C’est une sorte de film choral qui suit vingt-quatre heures durant, une multitude de personnages dont on comprend bientôt qu’ils seront tous concernés, de près ou de loin, dans la banque en question ou non, par le braquage qui aura lieu ce samedi à midi pile (à l’heure de sa fermeture) par trois brigands dont on va suivre l’arrivée en ville.

     Parmi ces segments, inégaux dans la mesure où certains personnages nous intéressent moins que d’autres, il y a de belles trouées. Un couple qui se déchire sur la rampe de leur escalier ; l’instant pervers d’un banquier voyeur ; Et une magnifique scène de voyous en pyjama, où l’un se confie à l’autre à propos d’une femme qu’il a laissé filé et qui est à l’origine de ce toc qui le caractérise : Il respire régulièrement dans un inhalateur.

     J’ai vu, dans sa construction du moins, du Trainé sur le bitume, soixante-cinq ans plus tôt. Dommage que Fleischer ne se fasse pas aussi confiance qu’un Zahler. Il me semble qu’il manque à chaque scène quelque chose, du temps, du trouble, de la surprise. La meilleure idée restera ce braquage, quasi survendu pendant une heure, tant le film navigue dans ses petits riens, et pourtant il ne sera pas grand-chose. Impressionnant mais bref, afin de laisser place à un climax dans une grange. Zahler fera la même chose avec le parking de son entrepôt.

     Je suis davantage gêné par les grosses ficelles d’écriture, notamment tout le discours moral sur la place du héros et de la violence. Les intentions sont un peu trop claironnantes et gâchent le somptueux final de la scène de la grange : Le père Amish qui s’en remet à dieu mais qui choisit in-extremis de tuer ; le papa qui se retrouve héros malgré lui, tandis qu’un peu plus tôt les amis de son fils se moquaient de lui car il n’avait pas, comme leurs pères à tous, fait la guerre de Corée. J’aime le film mais j’ai connu Fleischer plus subtil et inspiré.


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silencio


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