Archives pour avril 2024

Los delincuentes – Rodrigo Moreno – 2024

????????????????Adonde esta la libertad.

    8.0   Retourner au cinéma, un dimanche matin et voir cette merveille de film argentin.

     Dans lequel les personnages vont au cinéma voir L’argent, de Bresson ; dans lequel on y lit le poème « L’obsession de l’espace » en prison ; dans lequel on y écoute les Pappo’s Blues. Un film bercé par une fugue de Bach, une fantaisie de St-Saëns, une sonate de Poulenc ou une ballade de Violetta Parra.

     Une fable sur l’argent et la liberté qui s’ouvre en quasi huis clos au sein d’une banque, sur une routine puis sur un casse, pour bientôt s’aérer, se libérer, quitter la ville pour la pampa, évoluer dans une temporalité insaisissable voire s’affranchir du scénario, puisque la trame de la première partie très écrite (ou programmatique) se dissout dans une seconde partie plus existentielle.

     C’est un film très doux, down-tempo, étiré (sur 3h10) mais délayé, qui brille par sa légèreté, son humour et ses petits partis pris formels (son gout pour les split-screen et les fondus notamment). Qui brille aussi par son appétit pour le jeu, la circularité et la duplicité (la double signature sur les registres, ces prénoms anagrammes, cet acteur incarnant deux personnages, ces échos entre les deux complices, les deux parties, les deux « rêves » bohèmes et amoureux, le disque…) et sa richesse sonore, jusque dans ces grincements de chaise qui répondent au chant des cigales.

     Immanquablement j’ai pensé à Trenque Lauquen (on y retrouve d’ailleurs l’actrice Laura Paredes) le film de Laura Citarella sorti l’année dernière. Celui-ci est sans doute moins mystérieux, moins engourdi, mais sa capacité de glissement d’un monde à l’autre est un régal, de triangulation impalpable et irréconciliable.

     C’est comme si le cinéma de Porumboiu (Le trésor, Policier adjectif, Les siffleurs) avait fusionné avec celui de Guiraudie (Du soleil pour les gueux, Ce vieux rêve qui bouge, Viens je t’emmène) mais on pourrait trouver aussi des similitudes, notamment dans le jeu et les trajectoires, avec les cinémas de Rozier et Rivette. Des cinéastes qui me sont chers.

     Un personnage dedans fait des films mais il se considère vidéaste et non cinéaste car pour lui le cinéma est mort. Pas le cinéma argentin en tout cas.

Ferrari – Michael Mann – 2024

04. Ferrari - Michael Mann - 2024La mort en son jardin.

    7.0   Le mélodrame est inhérent au cinéma de Michael Mann, qu’il intègre le cinéma policier ou un ancrage historique : le biopic sera ici un terrain de jeu exploité sous la forme pure du mélo, d’autant plus en choisissant une seule temporalité, puisque le film se déroule uniquement durant l’année 1957.

     Enzo Ferrari vient de perdre son fils. Il tient une société au bord de la faillite, avec sa femme qui l’attend flingue en main lors de ses nuits d’infidélité. Et il a une relation secrète depuis dix ans, doublée d’un enfant illégitime. Mann choisit ce créneau là aussi car un événement cristallisera le tremblement de terre intime vécu par Ferrari : le terrible accident lors de la dernière Mille Miglia, une course de vingt-quatre heures entre Brescia & Rome, sur laquelle Enzo mise tout afin de se refaire et coiffer Maserati.

     Si le film converge vers cette course le film sera très loin d’une part d’en faire son climax absolu (un peu comme la fusillade de Heat, qui est une fulgurante cassure de dix minutes ouvrant sur un abyme émotionnel d’une heure) d’autre part d’en faire une plongée totale à la façon du sublime Le Mans 66 (que Mann produisait) : le film demeure engourdi, préférant notamment la relation entre le couple Ferrari, qui à l’instar de Hanna & McCauley dans Heat, ne peuvent partager l’espace ensemble, donc le plan, mais ne peuvent paradoxalement exister l’un sans l’autre.

     C’est un film sur la mort. C’est à chaud le film le plus mortifère de Mann, malgré l’ambiance italienne chaleureuse : la double scène du couple, se rendant chacun leur tour – l’un s’épanchant, l’autre restant muette – sur le caveau de leur fils, est probablement le plus beau moment de ce film mais cette scène arrive trop tôt je trouve.

     La mort est partout et bien entendu aussi dans le défilé de pilotes en sursis, interchangeables. La scène de l’accident, spectaculaire suivi de la découverte du carnage par il commendatore, accompagnée par le morceau de Lisa Gerrard associé à Révélations, c’est assez traumatique, vraiment.

     S’il est moins fort et radical que celui-ci, j’y retrouve une structure similaire, qui me laisse à distance dans un film comme dans l’autre. Ferrari est loin d’être parfait, à l’image des ridicules accents italiens… il faut choisir : soit c’est full en italien (avec un casting italien) soit c’est l’anglais (et c’est pas grave, j’imagine que prendre Adam Driver c’est aussi marketing) mais pas un semblant de mélange.

     Quoiqu’il en soit, les personnages féminins sont toujours essentiels chez Mann : qu’ils soient gangsters, flics, mohicans, tueurs en série ou chauffeur de taxi, les hommes tournent autour des femmes. Ici, Penelope Cruz capte toutes les lumières, volent chaque scène où elle apparaît. Elle est incroyable. À contrario, le rôle incarné par Shailene Woodley est plus bâclé.

     Bref, c’est dense, un peu bancal et moins virtuose qu’à l’accoutumée, mais c’est un beau film de fantômes. Macabre et pourtant lumineux, culminant dans cet ultime plan, d’un enfant et son père, dans un cimetière. Petit Mann, mais très beau film.

The ballad of Cable Hogue – Sam Peckinpah – 1970

23. The ballad of Cable Hogue - Sam Peckinpah - 1970La source.

   8.0   Je n’imaginais pas Peckinpah capable d’autant de tendresse, envers son récit et chacun de ses personnages, capable d’une parenthèse – quasi une comédie – aussi douce entre La horde sauvage et Chiens de paille. Son tempérament nihiliste se loge masqué ici dans une trahison introductive aux vertus finalement providentielles et dans une vengeance macérée qui n’aura pour ainsi dire jamais lieu.

     Malgré tout c’est toujours la violence qui régit les relations humaines, chez Peckinpah, il suffit d’évoquer le destin du premier client de Cable Hogue dans le désert autant que le côté pernicieux d’un prêcheur lubrique qui joue sur la crédulité des gens de foi, mais pas de grandes scènes virtuoses de violence pure et directe. Ce seront plutôt les nouveaux moyens de transport qui symboliseront la fin d’une ère et à fortiori celle de Cable Hogue.

     Reste un coin de désert où l’eau surgit comme par miracle et permet à ce personnage magnifique, de se construire une concession entre deux villes, un relais de diligences permettant d’abreuver les voyageurs. Il rencontrera aussi la belle Hildy, la seule pour laquelle il envisage de sortir du désert.

     C’est évidemment un bonheur de retrouver Jason Robards, Stella Stevens et David Warner là-dedans dans les rôles respectifs de l’entrepreneur, la prostituée et du prédicateur, trois parfaits témoins de l’Amérique, du far west ou de l’ère moderne. À noter que la photo, la musique et les chansons, tout est génial dans Cable Hogue.

Shadows – John Cassavetes – 1961

16. Shadows - John Cassavetes - 1961All that jazz.

    7.0   Dans un carton final, on apprend que le film auquel on vient d’assister est une improvisation. Aussi spontané paraisse-t-il, difficile d’y croire. Il doit forcément y avoir un peu d’écriture. Mais cette quête d’improvisation permet de faire éclore de purs moments de complicité, des regards, des rires, des cris, qu’on ne voit pas dans le cinéma classique. Pas comme ça du reste.

     Quoiqu’il en soit, on y ressent l’urgence, le tournage à l’arrache. On dirait un reportage sur le New York de la fin des années 50, sur sa pulsation nocturne notamment. Il s’agit du premier long métrage de John Cassavetes. Interprété par des inconnus, qui faisaient partie des élèves de ses cours de théâtre.

     On imagine bien le vent de fraîcheur que viendra faire souffler Shadows dans le cinéma américain. Très proche de ce qu’Adieu Philippine, A bout de souffle ou Hiroshima mon amour ont apporté chez nous. C’est comme assister aux prémices d’un cinéma nouveau.

     Shadows c’est l’histoire de Benny, Hugh & Lélia, frères et sœurs, partageant le même appartement. Le premier écume les bars et les rues de Greenwich village avec sa trompette, le second tente de devenir chanteur de jazz aidé par un ami impresario et la troisième voudrait être écrivain.

     Le film capte leur quotidien incertain et tout particulièrement celui de Lélia, qui s’apprête à coucher pour la première fois, avec un blanc, qui réagit mal aux origines afro-américaines de la jeune femme. Une grande scène d’amour ordinaire est suivie d’une grande scène de racisme ordinaire. Shadows c’est aussi un grand film sur la crise identitaire.

     Et pourtant tout ici est ou semble capté sur une pure improvisation du récit et des acteurs, accompagné par la musique de Charlie Mingus elle aussi improvisée, côtoyant à merveille le cinéma de Cassavetes.

     Ce film m’avait marqué (il y a quinze ans) mais il ne m’en restait que des bribes. Pas étonnant tant c’est un film en train de se fabriquer, le film d’un cinéaste qui se cherche, qui s’invente, déjà passionnant et qui dès Faces, quelques années plus tard, enchaînera les merveilles, de liberté et d’avant-garde.

     Rétro partielle (je pense revoir sept films) à venir, d’autant que je suis présentement en train de lire l’ouvrage consacré à John Cassavetes écrit par Thierry Jousse.

Un monde sans pitié – Éric Rochant – 1989

05. Un monde sans pitié - Éric Rochant - 1989« On n’est pas des bandits »

   8.0   Premier long métrage d’Éric Rochant (qui nous offrira Les patriotes cinq ans plus tard) que j’avais, avec le temps, grandement fantasmé : quel bonheur de le découvrir aujourd’hui, c’est un film merveilleux.

     La mélancolie douce du film m’a beaucoup rappelé un autre film qui m’est cher, L’âge des possibles, de Pascale Ferran. L’écriture y est tout aussi inventive, élégante. Les dialogues sont gigantesques. À noter que le scénario est co-écrit avec Desplechin, avant qu’il fasse lui-même des films.

     J’ai toujours des réserves sur le jeu d’Hippolyte Girardot, là non, il est incroyable. Et tous sont dans sa roue, aussi bien Yvan Attal (par ailleurs lauréat du Cesar du meilleur espoir masculin pour le rôle) que Mireille Perrier et tous les seconds rôles qui gravitent autour d’eux. 

     C’est une chronique désabusée doublée d’une histoire d’amour impossible entre une normalienne de la rive droite et un oisif éternel de la rive gauche, qui pour elle, éteint la tour Eiffel d’un claquement de doigts.

     On parle parfois (à tort et à travers) de « film générationnel ». Il me semble qu’Un monde sans pitié, dans sa façon de capter une époque, une ville, un appartement, et bien sûr le désenchantement d’une jeunesse multiple, utopique ou pessimiste, peut prétendre à être un film générationnel.

     Hormis un léger bémol sur l’utilisation musicale, j’ai trouvé ça magnifique. Déjà envie de revoir cette superbe « comédie dépressive ».  

La petite marchande d’allumettes – Jean Renoir – 1928

17. La petite marchande d'allumettes - Jean Renoir - 1928Le songe de la lumière.

   7.0   À l’origine il y a un conte d’Hans Christian Andersen, d’une grande noirceur, l’histoire d’une petite fille de la rue, faisant l’expérience de la solitude, du froid et de la mort, dont elle échappera un temps par le rêve. Bref un conte de Noël aux allures de tragédie enneigée.

     Catherine Hessling (épouse de Jean Renoir) qui incarnait déjà la fille de Sur un air de Charleston, reprend le rôle emblématique de la marchande, vivant dans une cabane (dans laquelle on n’entrera pas), réduite à vendre des boîtes d’allumettes et battue par son père (qu’on ne verra pas non plus) si elle revient sans butin.

     Une nuit, alors qu’elle n’a rien vendu et préfère rester dehors, elle se réfugie sous une palissade qui bientôt disparaît. Elle craque une allumette, pour se réchauffer dit-elle, mais surtout pour s’abandonner à la rêverie, son dernier voyage dans lequel elle danse puis évolue dans la chaleur d’un magasin de jouets géants et vivants, avant de galoper à cheval dans les nuages avec un officier afin de fuir la mort. Les hallucinations se succèdent puis disparaissent, laissant la petite marchande endormie dans la neige, pour l’éternité.

     Très peu de cartons, une dizaine tout au plus et le film est pourtant d’une limpidité folle. Parcouru de superpositions visuelles magnifiques. C’est un poème tragique et lumineux, dans lequel une simple allumette devient portail vers la rêverie et donc vers un autre cinéma, le réalisme se muant en fresque onirique. Très beau.

The crow – Alex Proyas – 1994

06. The crow - Alex Proyas - 1994The dark night.

   6.0   On y entend The Cure, Nine Inch Nails, The Jesus and Mary Chains, bref c’est déjà, pour moi, plutôt une très bonne nouvelle. Pour être honnête, outre l’aspect foutraque parfois clipesque (Proyas vient du vidéo-clip, ça se ressent beaucoup) assez cohérent avec son personnage, son récit, son imagerie (c’est vraiment un film de bricoleur, rempli de maquettes, traversé par des plans fous) le film m’a semblé par instants mal fichu, comme s’il manquait des scènes. Je ne savais pas, pour Brandon Lee et son décès lors du tournage. Ou bien j’ai su puis n’ayant jamais vu ce film maudit, j’ai oublié.

     Quoiqu’il en soit, The crow (adapté d’un comic-book écrit par James O’Barr alors endeuillé par le décès de sa petite amie dans un accident de la route) transpire la nuit et la mort d’absolument partout. C’est un poème macabre, traversé par une inspiration gothique (proche des meilleurs Burton), un magma post-expressionniste (tranché, monochromatique : le décor est un personnage) et une fureur romantique, qui compensent largement des éclats formels outranciers – assez représentatif de l’époque – ainsi que son banal récit de vengeance.

     C’est un vrai film d’amour fou, complètement désespéré. Alors, comme souvent avec les films de cette époque (les années 90) il vaut mieux les avoir découvert à leur sortie, tant le visuel y est très marqué, mais je suis ravi d’y avoir jeté un œil aujourd’hui, ne serait-ce que pour sa portée tragique à multiples entrées. Et ces incarnations fulgurantes : Le vengeur en cuir maquillé de blanc avec sa guitare électrique. La petite fille et son skate-board. Le méchant fasciné par les sabres et les yeux. Proyas a créé un univers. Très dark. Très envie de voir Dark city, maintenant.

La petite – Guillaume Nicloux – 2023

12. La petite - Guillaume Nicloux - 2023La question du père.

   5.0   Nicloux l’imprévisible aura offert la même année La Tour et La petite. Aucun rapport. Ici on y retrouve un fond assez proche de celui de Valley of love (les retrouvailles d’un couple à la mort de leur enfant) mais dans un registre formel complètement effacé et une dimension théorique absente, bref une visée plus grand public, qui lui va plutôt bien.

     Avec un Fabrice Luchini – plutôt bon et discret, du moins il n’écrase pas son personnage – en père endeuillé par la disparition d’un fils qui attendait, avec son compagnon (décédé lui aussi dans ce même accident) l’arrivée d’un enfant d’une mère porteuse installée en Belgique.

     Le film pose la question de la légitimité de ce grand-père « biologique » qui se voit bientôt en figure paternelle de substitution pour racheter son rôle chaotique de père. C’est assez touchant.

     Les deux femmes du film, Maud Wyler (sublime dans Deux automnes trois hivers, elle incarne ici la fille de Luchini) et Mara Taquin (merveilleuse dans Rien à foutre, elle incarne ici la mère porteuse) sont de très beaux personnages, deux superbes actrices.

     Bref c’est peut-être bien ce que j’ai vu de mieux de la part de Nicloux à ce jour (mais je mise beaucoup sur Le Poulpe ou Les confins du monde).

L’as de pique (Černý Petr) – Milos Forman – 1965

18. L'as de pique - Černý Petr - Milos Forman - 1965En avant, jeunesse.

   7.0   Premier long métrage de Miloš Forman s’intégrant dans la mouvance de la nouvelle vague Tchèque, L’As de pique est tourné dans la foulée de ses moyens métrage Ah, s’il n’y avait pas ces guinguettes et L’audition où il y applique la même formule, un mélange de fiction, de documentaire, d’improvisation dans un récit faisant la part belle aux jeunes, mêlant travail, insouciance et conflit générationnel.

     Ici Petr est un garçon de seize ans décrochant un petit boulot dans une épicerie au sein de laquelle il devra surveiller la clientèle et traquer les éventuels voleurs, ce qu’il va vite rechigner à faire. Petr est surtout attiré par la belle Asa, qu’il tente de séduire au lac ou au bal populaire. On le verra aussi lors d’altercations avec deux autres garçons. Cette nonchalance et cette indécision rendent électriques ses rapports avec son père ou son patron, pures figures de la normalisation et de l’autorité.

     C’est un beau portrait de la jeunesse Tchèque, peu avant le printemps de Prague. Un film d’une étonnante légèreté, quelque part entre le free cinéma britannique et une dimension plus bressonienne, portée sur les gestes, détails, dans un précipité de spontanéité assez merveilleux. Beaucoup pensé au Deep end, de Skolimowski, aussi. La photo signée Jan Nemecek est sublime.

Tapie – Netflix – 2023

13. Tapie - Netflix - 2023Tapi dans la lumière.

   8.0   Lors d’un télé crochet qu’il partage avec Polnareff, Tapie, alors aspirant chanteur, est Tapy car ça fait plus américain. Tout le personnage se résume à ce changement de nom, de lettre. Avec Tapie, tout fonctionne sur de l’esbrouffe. C’est un magouilleur de génie. Mais aussi un personnage en contresens, un capitaliste de gauche, un patron qui se revendique prolo. Rien ne sera montré de son enfance. Rien non plus d’après son incarcération. Tout ce qu’on aura se situera dans cet entre-deux fou et passionnant.

     Tristan Séguéla, qui était à la barre de comédies somme toute sympathiques, Docteur ? (avec Michel Blanc) et Un homme heureux (avec Fabrice Luchini) n’était à priori pas le choix le plus évident pour être aux manettes d’une mini-série centrée sur la figure Bernard Tapie. Lui qui est aussi le fils de Jacques, le publicitaire et ami de Tapie, disons que tous les voyants étaient au rouge. Il faut ceci dit mentionner qu’Olivier Demangel co-écrit le projet, lui qui contribua par exemple à Baron noir). En résulte un produit inattendu, hybride, absolument passionnant.

     Quelle superbe surprise ! J’ai trouvé ça formidable de A à Z, sept épisodes durant, et peut-être même davantage au fil des épisodes, la série culminant dans cette demi-heure d’entretien / confrontation entre Tapie & le juge de Montgolfier, d’une puissance inédite. Mais le reste est tout aussi génial et bien que très linéaire dans sa construction, chaque épisode semble raconter une autre facette de Tapie, le jeune arriviste, le délire autour de Cœur assistance, la reprise de Wonder, le ministre, l’OM. La série se concentre là-dessus, rien avant, ni après. Elle fait le choix de ce créneau-là qui est à l’image du reste, un geste fort, incarné évidemment par un Lafitte incroyable, le rôle de sa vie.

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silencio


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