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Pulp fiction – Quentin Tarantino – 1994

34. Pulp fiction - Quentin Tarantino - 1994Intervention divine.

   10.0   Voilà plus de vingt ans que je souhaite écrire sur Pulp Fiction. C’était l’un de mes films préférés durant l’adolescence et il l’est resté.

     Je me suis toujours demandé par quel bout le prendre si je devais commencer à écrire dessus. Il y a mille façons de le faire, comme il y avait mille façons de monter le film, je crois.

     Le jour où je prendrai le temps d’écrire (ici ne sera qu’une ébauche) sur Pulp Fiction je partirai, je crois, d’une séquence que j’aime infiniment – mais soyons clairs, j’aime infiniment chaque séquence, brève ou étirée de ce film.

     Une séquence ni longue ni courte (pour du Tarantino, s’entend) un peu dans la lignée de l’ouverture, avec Pumpkin & Honey Bunny dans le diner. Bien que non, puisque celle-ci s’en trouve rallongée in extremis.

     J’évoquerai la première scène du chapitre sur la montre en or. J’adore cette séquence parenthèse, en forme de rêve d’un souvenir d’enfance. Le monologue de Christopher Walken. Le contrechamp avec les yeux de Butch, gamin et le dessin-animé en fond sonore. Et bien entendu parce que ces cinq minutes apparemment anodines irriguent l’heure qui suit : le retour de Butch à son appartement, les biscottes, le flingue, Vincent Vega aux chiottes, Marcellus au passage piétons, la boutique de Maynard, Zed, le katana, le chopper.

     Je pourrais tout aussi bien revenir sur une autre scène, pour le coup un moment au sein d’une longue séquence, en mouvement, sans parole : lorsque Butch part rejoindre son appartement, qu’il gare la Honda relativement loin pour rester discret, traverse jardins et terrain vague, un grillage troué avant d’arriver dans l’allée de son ancienne résidence. Le temps réel de ce déplacement et la promiscuité de la caméra créé une tension palpable. Toujours été fan de ce moment suspendu. Et du « look James Dean » de Bruce Willis : son jean délavé clair, t-shirt blanc près du corps, veste en daim marron clair, paire de converse. Giga classe.

     Or, je pourrais bien entendu choisir la séquence au Jack Rabbit Slim’s, aussi bien quand Mia & Vincent entrent (un plan séquence très beau en guise d’accompagnement parmi les tables voitures 50′s) que lorsqu’ils discutent, du pilote d’une série, de l’étrange incident avec Tony ou du milkshake à cinq dollars. Mais c’est bien l’instant sans parole qui me séduit le plus : ce silence qui fiche le malaise ou tout le contraire, pour citer Mia elle-même.

     J’adore ce film. Chaque scène, chaque instant. Je le trouve parfait jusque dans ses imperfections : j’ai toujours regretté que Tarantino n’opte pas entièrement pour « l’autre » point de vue lors de deux scènes pivot. D’abord avec le malfrat au flingue dans les chiottes (on revient sur Jules et Vincent le temps du passage de la bible) ensuite avec un insert du couple de braqueurs dans la dernière séquence. J’ai toujours fantasmé ces deux séquences débarrassées de cette facilité.

     Mais qu’importe. Je trouve le film absolument brillant 99% du temps. Je peux le revoir tous les ans. En parler constamment. Le citer à tout moment via une scène, une réplique, un personnage. Écouter sa BO tout le temps.

     NB : Un jour je reviendrai longuement dessus. J’allongerai ce modeste papier. Mais j’y tenais là car il s’agit du quatre millième mis en ligne sur mon blog. Il fallait bien, un jour, commencer à évoquer un peu de mon amour pour Pulp Fiction. Une de mes (divines) portes d’entrée vers mon amour sans mesure pour le cinéma.

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