Il était une fois au Mexique.
6.0 Mexique, 1975, Guy Gilles alors assistant de François Reichenbach, rencontre Lupe 20 ans, jeune liftière de l’hôtel Bramer, futur personnage central de son film. Il réalise ensuite un portrait de Mexico, à sa sauce. Loin, très loin des clichés touristiques, d’une éventuelle carte postale mexicaine. C’est un tourbillon de sons et d’images. On y suit la fête de l’Indépendance, l’obsession pour la loterie (et les voix stridentes et ultra-rapides des gamins énonçant les numéros du loto) et donc le quotidien d’une liftière d’hôtel. C’est un film patchwork, un pur film de montage, qui peut appeler le Sans soleil, de Chris Marker ou s’inspirer de L’homme à la caméra, de Dziga Vertov. Une affaire de correspondances pures entre les sons et les images, qui invite à regarder et entendre la ville, la rue, la vie à Mexico.
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