Inside man.
7.0 Un Siodmak dans la lignée de son précédent long métrage, Les tueurs dans lequel Yvonne de Carlo a remplacé Ava Gardner en femme fatale. Là aussi, le flashback tient une place majeure. C’est un beau film noir tragique d’une limpidité exemplaire, dans sa narration et sa construction. Le braquage du fourgon n’est qu’un prétexte – jusque dans sa conception improvisée – à l’amour fou qui traverse le film et le personnage incarné par Burt Lancaster, au diapason de son retour à Los Angeles, qui s’explique uniquement par son amour obsessionnel pour Anna, son ex-femme, depuis remariée avec un gangster. Force invisible qu’il ne peut combattre, cette obsession sera motrice et fera inéluctablement sa perte. La scène finale, quand enfin le triangle amoureux se réunit – dans la mort – est sublime. Mais je me demande si la plus belle, intense et suspendue n’est pas celle des retrouvailles dans la boîte de jazz.
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