Cabaret.
6.5 Un peu après Dieu vomit les tièdes et juste avant Marius et Jeannette, Guédiguian reprend sa troupe habituelle, les Darroussin, Ascaride, Meylan et Boudet, ainsi que son lieu de prédilection à savoir le quartier de l’Estaque à Marseille, pour livrer, dans ce sixième film, une nouvelle histoire de famille et d’amitié perturbée par la crise du chômage et les difficultés financières de chacun, les problèmes conjugaux et le vieillissement. Ici, le centre d’inertie est un cabaret, Le perroquet bleu, tenu par José et Joséfa, qui se meurt, faute de clients. Mais il s’agit aussi de suivre leur bande de copains, Marie Sol, Patrick, Jaco ainsi que Farid, un gamin du coin et Vénus, une jeune droguée. Comme toujours avec Guédiguian, son film est à la fois très doux et âpre, marqué autant par l’entraide que le désespoir. Gamblin, qui ne tournera qu’une fois chez lui, y est magnifique.
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