Un monde merveilleux – Giulio Callegari – 2025

03. Un monde merveilleux - Giulio Callegari - 2025Hi ha.

    4.5   Dans un futur proche, les robots (à tout faire) font partie de notre quotidien, nous remplacent pour nos tâches les plus ingrates, nous servent aussi d’accompagnants. Le film de Giulio Callegari est une gentille dystopie anti-robotique dans l’ère du temps. Une comédie sans prétention.

     Sans boulot, Max (Blanche Gardin) vit de combines et kidnappe l’un de ces robots afin de les refiler à un revendeur de pièces détachées. Jusqu’au jour où elle doit en garder un – faisant le bonheur de sa fille – qui est obsolète. Mais une somme de péripéties dans un supermarché l’amène à perdre la garde de sa gamine. Elle va tout faire pour la récupérer, aidée (ou pas) de son robot T0, créant un étonnant duo mal-assorti. Mais par le biais de multiples mésaventures une amitié naîtra.

     Le premier tiers du film est un petit calvaire. Rien ne fonctionne. Tout tombe à plat, tout sonne creux, une sorte de Black mirror réalisé par un collégien qui fait la tronche parce qu’il a pas le droit d’avoir de smartphone. D’autant que la présence de Blanche Gardin rappelle le catastrophique Effacer l’historique de Delepine & Kervern. Bref, compliqué.

     Le film s’ouvre un peu lors de sa cavale. Qui rappelle Les Fugitifs, de Veber. Cité ouvertement ici quand Gardin glisse sur un jouet dans la maison (de sa sœur) où elle vient récupérer sa fille, ou là quand le robot gauche arbore une perruque ridicule. Après voilà, c’est déjà compliqué d’arriver à la cheville de Pierre Richard mais si en plus t’as la tronche d’un appareil Alexa grimé en bonhomme Michelin, c’est peine perdue.

     Après, je dois admettre que certaines scènes m’ont arraché quelques sourires. Souvent grâce au ton satirico-dépressif caractéristique de Blanche Gardin. J’aime bien la fin avec l’écrevisse d’eau douce, par exemple. Et il y a un super casting de petits rôles : Xavier Lacaille (Parlement, Bis Repetita), Delphine Baril (Les pistolets en plastique), Fred Blin (Oranges sanguines), Édouard Sulpice (A l’abordage) ou encore Augustin Shackelpopoulos (Protocole DAVA). Bref ça aurait pu être pire.

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