A peine une sensation.
5.0 On retrouve notre duo de réalisateurs en bonne forme, après le médiocre Une vie difficile. On est très proche de ce que faisait – certes à l’échelle d’un quotidien de vacances et d’une séparation – Diane Kurys, dans La Baule-les-Pins, pour l’avoir revu récemment. J’aime que le film n’ait pas l’ambition d’une trame plus grande, comme un divorce, un décès, un déménagement ou autre. Qu’il soit juste le récit quotidien de cette famille, au moment où le père est au chômage, la mère en plein essor professionnel, le plus jeune des fils dans ses premiers émois amoureux et en préparation de sa bar-mitsvah. C’est une petite chronique sans aspérité, au diapason de ce couple sans aspérité, sinon celle d’un jour remporter la valise RTL.
Tout est mignon, très consensuel. Il y aura évidemment une scène de danse en guise d’aparté musical, ici sur I’m so excited, des Pointer Sisters. Ils ont l’art de la bonne réplique, du petit morceau de musique cliché et du juste tempo. Une aisance à raconter, aussi. À enchaîner les gags en cascade, un peu comme avec le rouge à lèvres ou la cassette porno – qu’on peut trouver d’une grande lourdeur, c’est mon cas, mais qu’importe. Ou la perte de la place de parking associée à celle du père en tant que cadre. Il y a aussi une belle reconstitution – bon, y a les moyens, aussi. Ce n’est pas fin mais on passe un moment plutôt agréable.
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