L’ennui nous appartient.
0.5 Ne me demandez pas pourquoi mais j’avais ce machin sur mon dd depuis quelques temps. J’y fais un peu le ménage, l’occasion de me frotter à certains films que j’ai sans le savoir. Déjà, je ne l’avais pas renommé, donc je croyais voir le film de Gérard Blain, qui porte presque le même titre. Quelle ne fut pas la surprise quand dès l’hideuse entrée en matière à Sao Paulo j’ai compris qu’il s’agissait plutôt d’une bouillasse amerloque dans laquelle j’allais bientôt croiser Brendan Fraser, Scott Glenn ou Mos Def. Ils y seront indescriptiblement nuls dedans d’ailleurs.
C’est un polar choral sans originalité, qui balance entre flics corrompus, trafic de drogue et prostitution, avec une intrigue familiale au centre qui aimerait faire du James Gray mais qui ressemble davantage à du Gary Gray. La mise en scène est atroce, du premier au dernier plan – toujours tremblotant. Tous les acteurs en font quinze tonnes. Le récit se déroule le temps d’une nuit mais on ne la ressent jamais, plutôt une somme de nuits comme une somme de scènes mal agencées entre elles. C’est une catastrophe à tous niveaux. Ça fera de la place sur mon dd.
0 commentaire à “Voyage jusqu’au bout de la nuit (Journey to the end of the night) – Eric Eason – 2006”