Cavale à trois.
5.0 Se situant ouvertement dans le sillage d’Easy rider (on y retrouve d’ailleurs Peter Fonda), Point limite zéro ou Macadam à deux voies, John Hough n’a certes pas l’audace d’un Dennis Hopper, le talent d’un Sarafian ni le génie radical d’un Hellman, mais son chase movie s’avère enlevé, attachant et assez réussi visuellement.
Deux types (un pilote et un mécano) braquent une épicerie afin de participer à la course de Daytona. Ils sont rejoints par Mary, compagne d’une nuit de Larry « qui n’a rien d’autre à faire » dira t-elle un moment donné. Le film est une course poursuite avec ses pics et ses temps morts, naviguant un peu trop entre notre trio en cavale et les nombreux flics à leurs trousses.
Si on dégage quatre-vingt-dix pour cent des abscons dialogues et les plans sur une Susan George (qui sort tout juste des Chiens de paille, de Peckinpah) potiche ahurie – et franchement très gênante/mauvaise – il ne reste malheureusement plus grand chose sinon un super court métrage de fuite en avant, course de bagnoles à travers l’ouest américain.
Pas le meilleur film du Nouvel Hollywood, donc, ni un bon road-movie mais un film de bagnoles, suffisamment soigné, généreux, qui en a probablement inspiré quelques autres. La même année (ou presque) Sugarland express, de Spielberg, est peut-être un peu meilleur, à vérifier ?
0 commentaire à “Larry le dingue, Mary la garce (Dirty Mary Crazy Larry) – John Hough – 1974”