Les amants discrets.
7.0 Alors, je ne connais absolument pas Guy Green, jamais entendu parler auparavant, c’est le tout premier film que je voie de lui – il semble avoir tourné pas mal, pourtant et après quelques recherches je constate qu’il était également directeur photo, notamment sur les premiers films de David Lean.
La pluie de printemps ressemble beaucoup à un prétexte pour réunir (une nouvelle fois, après La rancune, six ans plus tôt) Ingrid Bergman & Anthony Quinn. Guy Green rêvait probablement de les filmer tous deux, dans une idylle contrariée sinon impossible, et dans un cadre magnifique qui est celui de la région de Great Smoky Moutains.
Bergman sera la bourgeoise New-Yorkaise délocalisée qui a suivi son gentil universitaire égocentré de mari dans le Tennessee afin qu’il écrive un livre de droit. Quinn sera l’hôte de la ferme qu’ils louent, homme à tout faire local, doux et serviable, qui va délicatement la séduire à mesure qu’il la sent s’amouracher de lui.
C’est un film d’une grande beauté, d’une grande élégance. Un beau film sur le vieillissement, aussi. Et sur l’impossibilité de relier deux envies, deux bonheurs : le besoin d’être grand-mère et le fantasme d’une nouvelle vie. Très beau trait d’union entre (au pif) Brève rencontre et Sur la route de Madison.
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