Les trois frères et sœur.
3.0 Ayant tellement détesté L’amour c’est surcoté, le premier film de Mourad Winter, je regardais celui-ci le couteau entre les dents. D’autant qu’on retrouve sensiblement les mêmes tronches.
La première demi-heure fut presque une bonne surprise, grâce essentiellement à Laura Felpin et Benjamin Tranié. L’idée du film de frangins qui ne se connaissaient pas et se retrouvent à gérer le bar à putes, deals et jeux de papa qui vient de se faire flinguer, pourquoi pas. Ça fait un peu Coen du pauvre, polar de Vitry sur Seine, mais il y a quelques situations et vannes savoureuses.
Puis le film s’effondre. Incapable de tenir son petit théâtre absurde « Chez Momo » : il faut au contraire que tout fasse sens, que tout soit grave (tout en se marrant), mais la reconstitution complètement artificielle des années 90 n’a aucun sens.
Pire, il y a une complaisance à glorifier ce petit commerce de gangsters, qui ridiculise flics et autres gangsters, qu’ils soient corses ou arabes. Impossible de croire une seconde à cette histoire et en ces personnages, malgré le capital sympathie qu’ils peuvent dégager.
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