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All Mine (Portishead ; 1997)

Portishead_-_PortisheadTout à moi.

     Dans la foulée de Neu ! j’avais plutôt prévu de poursuivre du côté de Can ou Kraftwerk, en guise de deuxième morceau indéboulonnable, histoire qu’il y ait un peu de cohérence – Je trouverai bien un moyen de revenir sur le krautrock, t’en fais pas.

     J’ai en effet appris hier, que le deuxième album de Portishead était sorti, aujourd’hui, pile poil il y a 20 ans. Portishead c’est vraiment un cas pas comme les autres dans le paysage musical : On pourrait ranger ça dans le trip hop mais j’irais pas le ranger aux côtés de Massive attack, par exemple. Trois albums seulement depuis 1994 et tous absolument immenses, différents, beaux, cohérents. Rares sont les groupes où je n’ai pas de préférence entre les albums, c’est très déroutant. Il peut donc m’arriver de préférer Dummy puis Third le lendemain puis ce deuxième opus la semaine suivante. Sans parler du magnifique live au Roseland ballroom.

     Le plus difficile restait à faire : Trouver un morceau qui me fait plus rêver que les autres. J’ai donc réécouté les trois albums hier, pour m’aider. Et j’ai hésité. Pas avec Glory box, qui est un beau morceau mais tellement peu représentatif de l’œuvre de manière générale et tellement entendu jusqu’à plus soif, qu’il ne me fait plus rien du tout.  J’ai pensé à l’incontournable Wandering star (Leur chef d’œuvre, à mon avis) ou au mélancolique It’s a fire, sur Dummy. Ainsi qu’au très mélodieux The Rip ou au complètement dingue We warry on, sur Third.

     J’ai préféré jouer le jeu et retenir un morceau de leur deuxième album. Ça aurait pu être le très Elfmanien-Morrionien Humming,  mais c’est celui qui m’a fichu les frissons en le réécoutant maintes fois hier. All mine. Mais en fait je le savais déjà, c’est un morceau qui me touche aussi viscéralement que Wandering Star. Parce qu’il est tout à moi, en effet. Plus suspendu, plus down tempo que les autres, sorte de ballade « trip hop » parfaite, ou comme si la Melody de Gainsbourg n’avait pas croisé une Rolls mais les extraterrestres.

     Et puis j’aime sa simplicité brute : Les grandes gifles de cuivres d’entrée, puis la voix de Beth Gibbons libérant ses sidérants « All mine » puis cette putain de guitare qui sort de nulle part et emporte le morceau au-delà de ce qu’il prétendait être au départ. Et puis la puissance de la batterie en mode zombie c’est à se damner. Bon anniversaire, bordel.

En écoute ici :

https://www.youtube.com/watch?v=2uLBYC4jKCU

Hallogallo (Neu ! ; 1972)

21767959_10155108515772106_2332930022948774617_nHard drug.

     J’ouvre une nouvelle liste, celle de mes cent morceaux préférés. Enfin, on verra, ça pourra être plus, ou moins. Dès que je pense à un morceau que j’adore plus que les autres, je viens en parler un peu dans cet album. Commençons fort. Commençons par Hallogallo.

     Evidemment, le disque entier est énorme, déroutant, expérimental. Mais Hallogallo c’est l’ouverture idéale, un tube absolu et la définition même du krautrock (Le premier morceau qui me viendrait à l’esprit si d’aventure on me posait la question) bref, un météore. À écouter en boucle ou accompagné des cinq autres morceaux que forment le premier disque du groupe allemand. C’est un peu comme un peu plus tard Autobahn, de Kraftwerk, tout l’album démonte mais le titre phare est hors norme.

     Et puis j’aime aussi qu’il procède par frustration, en brisant sa progression au bout de dix minutes d’une rythmique qui commençait seulement à vraiment s’emballer, au moment où il perd son kraut pour s’afficher clairement rock, pour résumer. Ça le rend d’autant plus puissant, je trouve. Ce motorik de batteries en continu, ces guitares libres, ces cymbales qui débarquent, nom de dieu.

     Je l’ai réécouté en bagnole ce matin. Et bien c’est hyper dangereux, si tu tiens à ton permis de conduire. Il offre cette impression de voler, sans que tu l’aies senti venir. Une impression de confort et d’ultra confiance en soi, en ses gestes, initiatives – Sur la route je passais là où d’habitude je préfère laisser passer avant de passer, si tu vois ce que je veux dire – bref, comme dirait Bodhi : « It’s 100 percent pure adrenaline. Other guys snort for it, jab a vein for it. All you gotta do is jump. » Oui, je cite Point break, là. En l’occurrence, il suffit pas de sauter mais d’écouter Hallogallo. C’était juste pour dire que c’est un peu le Heroin du krautrock, quoi.

     Bon allez, je viendrai agrémenter cette liste à mesure que l’envie me prendra. Quoiqu’il en soit, Hallogallo c’est Hallogallo. Ça pourrait largement prétendre au top ten des plus beaux morceaux ever, de mon côté.

En écoute ici :

https://www.youtube.com/watch?v=zndpi8tNZyQ

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