Archives pour la catégorie Antonio Margheriti

Pulsions cannibales (Apocalypse domani) – Antonio Margheriti – 1982

04. Pulsions cannibales - Apocalypse domani - Antonio Margheriti - 1982Goodbye Vietnam.

    5.0   Étant donné son titre original (Apocalypse domani) le film effectue un clin d’œil très clair au chef d’œuvre de Coppola. Et du fait de son ouverture dans la jungle vietnamienne, avec ces soldats enfermés sous une cage, il y a aussi un arrière-goût de Voyage au bout de l’enfer. Mais déjà quelque chose cloche : les soldats en question survivent en dévorant de la chair humaine. Le film de guerre se transforme rapidement en film gore. La ville (New York) remplace la jungle. Les vétérans du Vietnam sont victimes de pulsions cannibales. Les morsures se succèdent, l’épidémie grandit. C’est du bis transalpin, évidemment, avec ses tares / passages obligés donc son lot de scènes craspec, quelques nichons et ses animaux sacrifiés, ici des rats cramés au lance-flammes. Mais il y a une générosité enivrante là-dedans et un glissement progressif vers le chaos qui me rend l’ensemble assez sympathique d’autant qu’il fait de son délire cannibale le symbole de la réinsertion des anciens militaires.

Les diablesses (La morte negli occhi del gatto) – Antonio Margheriti – 1974

04. Les diablesses - La morte negli occhi del gatto - Antonio Margheriti - 1974Témoin félin.

   4.0   On sent dans le titre français qu’on a voulu un peu cibler les amateurs de gothique, beaucoup vanter la dimension érotique. Mensonger à mort puisqu’on ne verra pas plus qu’une Jane Birkin en nuisette et furtivement le sein de Doris Kunstmann – qu’on verra quatre ans plus tard en épanadiplose des Bronzés font du ski : Oui, Mme Schmidt c’est elle ! Le titre original (La mort dans les yeux du chat) joue lui davantage la carte du giallo, répondant forcément au Chat à neuf queues de Dario Argento. Et mine de rien, le film essaie d’être un peu tout ça. Le tueur au couteau, la caméra subjective lors des meurtres, l’enquête policière, le whodonit, tout cela nous oriente vers le giallo. Pourtant l’ambiance serait bien plus héritière d’un Edgar Allan Poe ou du gothique d’un Bava, surtout celui plus tardif de Lisa et le diable, La maison de l’exorcisme. Les diablesses s’amuse à multiplier les lieux (Un meurtre, un lieu différent, en gros, tant qu’on tourne autour du manoir) et à investir toutes les possibilités qu’offre cette bâtisse (Jardin, chambre, cave, salon…) tout en agrémentant chaque scène ou presque d’un bestiaire bien fourni : Un magnifique chat, évidemment, le témoin, mais aussi un singe (super méga cheap, d’ailleurs), des chauves-souris, des rats. Il y a de jolies saillies, des instants assez beaux, quand on évite les bavardages ou tout simplement quand on évite de raconter quoique ce soit. Car malheureusement le scénario (une sombre histoire d’héritage et de secrets de famille) est abscons, on ne comprend ni les motivations des personnages ni les relations entre chacun d’eux – d’autant qu’ils semblent se multiplier et font leur entrée dans le récit souvent très bizarrement. Mais le film est probablement charcuté. Par exemple, il y a une scène où le personnage partage son rêve mais le montage français nous prive de ce rêve, donc nous prive de la connivence qu’on pourrait entretenir avec elle en nous plaçant au même niveau que ceux qui l’écoutent. Enfin bref je ne pense pas que ce soit indispensable, sinon pour creuser la filmo de Margheriti et voir dans le même film (italien) Jane Birkin et Serge Gainsbourg. Moi c’est le premier de ses films que je voie, j’imagine / j’espère qu’il a fait mieux.


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silencio


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