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Hérédité (Hereditary) – Ari Aster – 2018

37. Hérédité - Hereditary - Ari Aster - 2018The satanic host.

   6.0   Mon enthousiasme global est teinté d’une certaine amertume. En fait je ne suis pas loin de penser que la première heure (voire un peu plus) est une magnifique tuerie. J’étais pas bien – à propos ça faisait un moment que j’avais pas autant galéré à m’endormir après un film. Et c’est je crois parce que le film est fort sitôt qu’il est étrange, sitôt qu’il donne la sensation de ne pas savoir où il file, sitôt qu’il étire sa tragédie familiale sans pour autant user de ressorts ostentatoires. D’autant qu’il y a des idées de mise en scène un peu partout. On ne sait plus vraiment ce qui relève ou non du cauchemar. On ne distingue plus vraiment la frontière entre le réel et les maisons de poupées – La mère ayant la particularité de fabriquer, en version miniaturisée, des morceaux de sa vie. Et il faut reconnaître au film deux immenses qualités : D’abord l’interprétation de Toni Colette qu’on n’avait jamais vu si magnétique et capable de se déformer chacun de ses traits de visage, d’une scène à l’autre. Et bien entendu la musique hallucinante de Colin Stetson.

     Le problème c’est que le film se délite en voulant se donner une raison d’exister, en optant pour un virage outrageusement démoniaque. Ça devient un peu n’importe quoi, un catalogue de tous ce qu’on pourrait mettre dans un film d’épouvante, avec ces visions macabres standardisées par le cinéma horrifique hollywoodien, visant aussi bien le Rosemary’s baby, de Polanski que le Shining, de Stanley Kubrick, ou le Don’t look now, de Nicolas Roeg, sans jamais parvenir à leur arriver à la cheville. C’est vraiment dommage car tout le début – jusqu’au magnifique et cruel point d’orgue que constitue cette brutale séquence d’accident – est passionnant et très réussi, justement parce qu’il ne ressemble pas à grand-chose de ce qu’on connait, il prend le temps, instaure un malaise constant et s’extirpe du déroulement attendu. D’autant qu’il est rare de flipper autant, faut bien se l’avouer. Bref, ça reste un film à voir, pour les amateurs du genre, j’imagine.


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