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Saint Amour – Benoît Delépine & Gustave Kervern – 2016

14. Saint Amour - Benoît Delépine & Gustave Kervern - 2016Les vins bouchonnés.

   4.9   Ce fut le cas avec le pourtant très replié sur lui-même Near death experience, dans lequel Michel Houellebecq libérait le film de sa seule présence, je peux retrouver une certaine tendresse pour un film des deux anciens de Groland. S’il n’est pas dénué de qualités, Saint Amour lorgne malheureusement davantage du côté de Mammuth que de Louise Michel. Comme ils n’ont plus rien à raconter ils se reposent sur leurs comédiens – Au moins dans le précédent ils faisaient le pari de filmer une montagne – et une pseudo-ballade narcissico-allégorique. Il y a sensiblement la même problématique que dans certains films de Blier, sauf que dans Calmos ou Les Valseuses (pour citer les deux films qui pourraient, vite fait, ressembler à Saint Amour) il y a un vrai univers, une volonté de surprendre et de voyager, moins de satisfaire le petit œnologue et lecteur Télérama. Car au final, d’un terreau ouvertement anar (Vin + sexe on the road) le film emprunte plutôt les voies du luxe empesé (Son système de rencontres féminines est bien loin de celles envisagées par Jarmusch ou Guiraudie par exemple, nettement plus programmatiques et pas finauds : La dépressive Solène Rigot crache sa désolation dans une chambre où le seul tableau est un portrait du Petit Grégory, la jalouse Ovidie ne demande qu’à baiser, la mélancolique Céline Sallette vogue sur son cheval façon clip de Mylène Farmer) ou du bourgeois de gauche bien dans ses pantoufles. Toutefois, la relation entre Depardieu & Poelvoorde, père et fils, est plutôt bien agencée et choisie, même si le road-movie pour se retrouver dévoile trop bien son minutieux assemblage.

Near death experience – Benoit Délépine & Gustave Kervern – 2014

near-death-experience

Michel et rien d’autre.

   6.0   Le meilleur Délépine et Kervern à ce jour, à mon humble avis. Michel Houellebecq, suicidaire magnifique et la montagne Sainte-Victoire. C’est tout. Quasi pas de dialogue. Hormis quelques petits couacs ci et là, j’ai trouvé ça très beau.

Mammuth – Benoit Délépine & Gustave Kervern – 2010

Mammuth - Benoit Délépine & Gustave Kervern - 2010 dans Benoît Délépine & Gustave Kervern

Il a fait de la moto.    

   3.0   Moins bien, surtout moins drôle que Louise Michel. Non pas que ce dernier révolutionne quoi que ce soit mais il avait une dynamique . Le pitch était sans doute plus fort aussi. Dans Mammuth on a le droit à de sympathiques perles mais on ne passe jamais le cap de la simple scène/sketch. La scène du resto est ce qui représente le mieux cela, avec l’homme qui pleure, sa fille à l’autre bout du fil. Il y a aussi une dimension tragique, avec ces apparitions d’Adjani. Je trouve l’idée assez naze au début puis finalement intéressante. Car c’est le seul truc qui nous rattache à un quelconque passé, qui permet de faire exister le film et non le sketch. A part ça Yolande Moreau est géniale. Mais franchement c’est pas terrible.

Louise Michel – Benoît Delepine & Gustave Kervern – 2008

Louise Michel - Benoît Delepine & Gustave Kervern - 2008 dans Benoît Délépine & Gustave Kervern 47d98882c0b2bRévolution.

   5.2   Pardonnons au nouveau film de Délépine et Kervern ses petits problèmes de rythme, parfois, qui surgissent dans deux trois scènes un poil moins épatantes que les autres. Pardonnons aussi cet esprit montage sketchs qui souvent va à l’encontre du projet . Car bien entendu Louise Michel a d’autres bien belles qualités. D’une part c’est très drôle en quasi-permanence. Ma voisine de salle, bidonnée de bout en bout, a fait bouger mon siège pendant tout le film. Puis bien sur il y a cette belle mise en scène. Très souvent des plans fixes avec gags de situations plutôt redoutables. Un sens du cadre, de l’espace, parfois poseur mais on s’en tape.

     Un matin les ouvrières d’une entreprise de cintres sont surprises de voir leur entrepôt vide. Un petit groupe cherche un moyen de faire payer le grand patron qui semble parti pour s’en sortir en payant une faible indemnité à chacune. C’est Louise qui a la grande idée. Elle veut faire buter le patron. Entre en scène Bouli Lanners, pro parmi les pros qui semble assez loin de l’efficacité froide du tueur à gage américain classique, qui à coup sur ferait sourire un certain Javier Bardem (redoutable killer du No Country des Coen).

     Certaines séquences (ou sketchs) sont déjà mémorables : l’obsession pour les Twin Towers du barré Benoit Poelvoorde ; Toutes les apparitions du type à la collerette ; La danse sensuelle de Philippe Katerine ; La scène dans la villa évidemment… et cette toute dernière post générique qui passe disons plutôt très bien et que seulement un quart de la salle chez moi est resté pour voir. Je passe sur le discours politique, pourtant c’est bien ici que Louise Michel est incisif. Toujours provocateur, rendant à la politique merdique actuelle sa vraie valeur.


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silencio


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