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Dogs – Bogdan Mirică – 2016

14706984_10154067081097106_4379613770597842236_oCinéma désert.

   2.3   Pas loin d’avoir trouvé ça totalement nul. Cinéma roumain dans ce qu’il a de plus caricatural et poseur, surtout quand il imite les ricains. Chaque plan semble durer inutilement. Ou si l’on nuance, soit il s’étire pour se regarder (mouvements de caméra très lents sur un arbre immense à la tombée de la nuit) soit il tente de créer un espace d’humour absurde et gore (le plan fixe interminable sur le flic observant chaque angle du pied mutilé dans l’assiette de son diner terminé) qui tombe dans l’obscénité. Ce dernier plan a tout pour être génial et lancer le film (l’ambiance autant que son rythme) mais il marque au contraire notre rupture/rejet avec lui, qui passe de rigoureusement mystérieux à atrocement poseur et sûr de lui. C’est une scène (comme d’autres qui suivront) que l’on pourrait croiser dans le cinéma des Coen mais le film ne pense pas à l’univers qu’il crée (aussi apathiques que peuvent être certaines séquences de Fargo, elles s’ouvrent chaque fois sur une dimension extraordinaire, jubilatoire et sidérante) tant il réfléchit avant tout à sa capacité centripète à faire durer sans rien partager. Dans son absolue nécessité de tout formaliser, de la minutie de ses cadrages aux trouées faussement lumineuses, mais sans développer d’intrigue solide autour de ce radicalisme de pacotille, Dogs laisse surtout un sentiment de mépris consternant. Envers son spectateur d’une part, en ne lui offrant rien de plus que ce qu’il promet durant ses magnifiques autant qu’elles sont énigmatiques premières minutes introductives, durant lesquelles un lent travelling se fraie un chemin dans les herbes hautes avant d’accoucher sur un immense marécage duquel s’extraie des eaux une chaussure avec un pied mutilé dedans. Et envers le genre d’autre part, qu’il semble lorgner pour finalement le toiser, le ridiculisant de sa mise en scène sans concessions, hyper formaliste, clinique à l’excès, vaine dans ses étirements (la séquences barbecue, imbuvable) révélant à mes yeux un projet aussi ennuyant que foncièrement malhonnête.


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Auteur:

silencio


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