Publié 20 juillet 2025
dans Bref et Séries
Bref, c’était mon bref.
6.0 Délicat de s’atteler à la suite de Bref, série pastilles – ou shortcom – en quatre-vingts épisodes, créée en 2011 par Kyan Khojandi. Pourtant, très vite on est en terrain connu, on retrouve le verbe, la vitesse, la truculence, les running-gags, les personnages. Un bouleversement mais pas des moindres, cette seconde salve, quatorze ans plus tard, contient six épisodes, s’étirant sur trente ou quarante minutes. Indéniablement, tout ne peut pas fonctionner, sur ce rythme indécent. Mais parfois c’est le cas, la magie opère, entre deux saillies plus discutables, plus attendues. Khojandi a passé la quarantaine et son écriture, sa mise en scène, son ton, tout s’en ressent : moins de fraîcheur et spontanéité, davantage de douleur, de mélancolie. Mais le tempo comique reste semblable. J’ai trouvé ça plutôt chouette.
Publié 7 octobre 2014
dans Bref et Séries

Court sur pattes.
4.0 J’avais vu quelques épisodes à l’époque de leur sortie sur Canal mais pas tout, enfin surtout éparpillés. C’est inégal dans l’ensemble mais certains épisodes sont excellents. Enfin disons que l’on passe du très bon (« J’ai rencontré cette fille ») à très très mauvais (le tout dernier). Après ça se regarde vite donc même si on a deux mauvais de suite ce n’est pas si gênant tant qu’on nous en offre des bons pour souffler – bien grand mot ici. C’est surtout la forme qui donne son cachet à cette pastille, quelque part entre Fincher et Ellis, après sur 40 épisodes il était presque évident qu’il y aurait du déchet. Certains sont donc très drôles (celui de la photo, je suis fan) pour d’autres on sent vraiment le remplissage pour audiences canal…
Concernant la saison 2, rien de plus à ajouter par rapport à ce que je pensais de la saison de lancement. C’est le même parcimonieux plaisir, les mêmes grosses réserves. C’est aussi une saison plus paresseuse, qui invente moins de situation qu’elle ne joue sur la répétition (Une circonstance est par exemple étirée sur quatre épisodes). Il y a des trucs abominables, avec des vannes éculées pour ados boutonneux et d’autres petites choses un peu plus subtiles. Mais bon, honnêtement, ça reste une pastille tout ce qu’il y a de plus dispensable.