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Du vent dans mes mollets – Carine Tardieu – 2012

Du vent dans mes mollets - Carine Tardieu - 2012 dans Carine Tardieu du-vent-dans-mes-mollets

La chambre des poupées.   

   5.3   C’est un film aussi enfantin que sympathique qui serait complètement anecdotique s’il n’était pas autant hanté par la mort, ou l’idée qu’on se fait de la mort, à tel point qu’il trouve un second souffle. Et dit au moins quelque chose de bouleversant, par les mots d’un enfant, à savoir que le plus insupportable dans le chagrin qui accompagne la perte c’est de constater que le monde autour ne change pas, ne s’effondre pas comme on peut s’effondrer. Du vent dans mes mollets est un film raté sur bien des aspects mais pas sur ce point là, avec cette charge funeste qui l’accompagne d’un bout à l’autre, à l’école avec cette camarade qui a perdu sa maman, en famille quand les discussions dérivent régulièrement sur la vie en camp de concentration du père orphelin, et bien entendu dans le final brutal et cruel que je ne raconterai pas. Après voilà, dans le comique, Tardieu est – sauf à quelques rares occasions – très limitée, maladroite, ne sait pas comment mettre en scène, ne sait pas si elle doit être subtile ou ostensible. Entre Jeunet et Podalydès, elle semble vraisemblablement et malheureusement choisir le premier. Gimmicks récurrents et lourdingues à nous faire lever les yeux au plafond (il y a forcément des subventions Barbie et Mobalpa là-dedans ! Il y a aussi ce clin d’œil éreintant à La Boum en fil rouge) ou standardisation de l’humour populaire (le film se paie même le luxe de choper les rires improvisés de ses acteurs (une fois Jaoui, une fois Podalydès, grillé de chez grillé), ça me rappellerai presque les promotions des Bronzés 3 et de Bienvenue chez les ch’tis) ou attirance pour le micmac criard formel AméliePoulainesque has been (Saturation de couleurs, sépiacrado pour le passé, super 8 pour des instants détachés, apartés clipesques en veux-tu en voilà, inserts peu inventifs, gros mots en rafale séduction garantie (oui car entendre dire bite, couille, nichon dans la langue d’une enfant de neuf ans c’est rigolo…). Que reste t-il alors ? Ce qu’il restait dans un film comme Polisse et qui manquait cruellement à un film comme Adieu Berthe par exemple : une facilité de séduction qui permet de surprendre du début à la fin et une énergie mal canalisée, comme si le film avait été mal monté. J’aime que le film aille encore plus loin que La boum sur la confrontation de l’enfant avec ce qui le dépasse : crise conjugale parentale et présence de la mort. Car il y a certains tête-à-tête pas loin d’être bouleversants et puis disons que nous n’avions jamais vu Jaoui comme ça, physiquement bien sûr mais surtout en tant qu’actrice. En parlant d’interprétation, la petite qui joue Valérie est épatante.


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Auteur:

silencio


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