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Portrait de la jeune fille en feu – Céline Sciamma – 2019

13. Portrait de la jeune fille en feu - Céline Sciamma - 2019Peindre. En faire l’amour.

   7.0   Le nouveau film de Céline Sciamma contient la promesse d’un amour fou. Et prend le temps de le faire éclore. Trop son temps, probablement. J’avais imaginé quelque chose d’aussi vivant, foisonnant et charnel que La belle noiseuse. Je le sentais comme ça, avec cette histoire de peintre et son modèle, de lieu délimité, de vernis solaire. Evidemment je faisais fausse route. Durant une bonne partie du film, j’ai même cru que j’avais rêvé du meilleur film de Rivette pour aboutir au pire film de Sciamma. Heureusement là-aussi je me trompais.

     Il a toutefois fallu attendre plus d’une heure pour qu’il se passe un truc entre le film et moi. Au début, Marianne dit, à propos d’une toile, je crois « Ce n’est pas joyeux, mais c’est vivant » et j’ai l’impression que le film me parle moins du tableau que de lui, sauf que je n’y décèle alors rien de vivant, au contraire, tout est corseté, les dialogues ampoulés, l’interprétation trop rentrée, j’ai l’impression de voir deux actrices s’affrontant pour savoir laquelle jouera le rôle le plus fermé, glacial. Jusqu’au moindre détail, infime geste, subtilité d’éclairage, l’écriture pèse une tonne. Je ne vois que des intentions, jamais de l’incarnation. C’est peut-être la plage ou l’idée du portrait féministe, mais j’ai retrouvé un peu de ma souffrance éprouvée en son temps, devant La leçon de piano ou Portrait de femme, deux films de Jane Campion avec lesquels je ne suis pas en phase.

     Puis le film semble se défaire de son écriture, du poids de ses références, il se distend, par petites touches, il lui faut du temps. A vrai dire, jusqu’à la fête du village nocturne, la distance est telle qu’elle n’est pour moi qu’austérité fabriquée, comme si on me soulignait qu’il fallait en passer par là afin de fusionner avec le récit (Et l’art de peindre), avec cette rencontre, avant l’éclosion du désir. C’est une belle idée, mais on peut filmer l’ennui sans ennuyer. Il me semble que Portrait de la jeune fille en feu souffre de ce dispositif. Mais il y a cette séquence nocturne. Plus exactement, il y a juste avant, l’histoire d’Orphée et Eurydice, que Marianne, Héloïse et Sophie, la servante lisent avant de débattre des motivations in-extrémis d’Orphée. S’ensuit une puissante scène d’avortement.

     Alors, au même titre que la chanson (un chœur entonné une à une par l’ensemble des femmes rassemblées) qui vole en éclats, canon, échos, et au même titre que cette robe qui prend feu, le film s’embrase. La passion a dévoré l’apathie. Elle se joue dans une grotte. Puis au coin du feu – Jolie utilisation d’une pratique sexuelle (l’axilisme) jamais filmée. Les adieux seront, avec cet échange d’images à garder, cette page 28, le reflet du visage de Marianne dans le miroir posé sur le sexe d’Héloïse, le rappel du mythe d’Orphée, assez somptueux. Le film pouvait s’en aller au moment où les deux femmes rejouent la disparition d’Eurydice (« Retourne-toi ») en choisissant de faire le choix du poète et non de l’amoureuse, bref le choix du souvenir.

     Mais Portrait de la jeune fille en feu va revenir par deux instants lumineux et déchirants, à travers deux souvenirs de Marianne – qui dit avoir revu deux fois Héloïse. La première fois sur un tableau, dans une galerie d’art, où elle la découvre mère, un livre dans la main, le doigt sur la page 28. Le second au théâtre – alors qu’elle s’installe sur le balcon d’en-face – à l’écoute du troisième mouvement de L’été de Vivaldi, morceau qui jadis joué sur un clavecin désaccordé, avait créé leur rapprochement. Ce dernier plan est puissant. Par ailleurs, on entend que deux morceaux durant le film et ils semblent déchirer le ciel.

     Voilà, j’ai vécu sensiblement le même drame (en moins endurant, moins désagréable) qu’avec Une vie cachée, de Malick : Impossible d’aimer le film entièrement pourtant il contient un peu de ce que je cherche au cinéma. Pas impossible que durant une ultérieure revoyure, le film me séduise complètement, mais en l’état c’est une heure d’ennui, une heure de lévitation admirative, ce qui est déjà (plus que) pas mal. Qui plus est après la déception plus globale qu’avait constitué Bande de filles. Là je retrouve en partie la Sciamma de Naissance des pieuvres, à fleur peau dans sa peinture de la montée du désir. 

Bande de filles – Céline Sciamma – 2014

fenty-5447c1c63edce-1024x576Débandade.

   4.0   C’était une séance étrange. Très jeune. Avec tout plein de bandes de filles. Salle archi pleine, il y avait de l’ambiance. La cinéaste devait être là à l’issue de la projection mais pour des raisons assez choquantes et WTF – en gros elle était parait-il épuisée des agressions verbales reçues lors de ses deux précédentes sorties – c’est l’actrice principale qui la remplaça – accompagnée de la productrice. Ce n’était donc pas un grand débat de cinéma mais l’énergie bon enfant qui s’en dégageait était plutôt saisissante. A propos, c’est bien la première fois que je suis dans une salle qui en grande partie chante en choeur en plein film le tube qu’on entend à l’écran – Diamonds de Rihanna – jusqu’aux auto applaudissements derrière. C’était quasi surréaliste. Un peu trop hystérique pour un snob comme moi qui préfère ma petite salle de ciné désertée à une ambiance Disneyland mais je crois que je m’en souviendrais.

     Cela dit, ça en dit beaucoup sur le film, en fin de compte. Parlons-en : Je n’aime pas. Enfin, je l’ai revu récemment depuis et je ne l’aime pas. A l’époque de sa sortie, folklore aidant, je n’étais que mitigé. J’y ai vu des choses très intéressantes (dans la lignée de Naissance des pieuvres et Tomboy) mais il me semble que Céline Sciamma est souvent trop prisonnière de son désir de séduction. Elle veut faire un tableau complet, chargé et quasi systématiquement compensé : Le père absent, le frère macho, le maquereau, la vendeuse raciste, la petite bagarre en miroir, FIFA, tout y passe. Il faut toujours que ce soit ni trop dur ni trop joli. Ce qui en revanche me parait réussi c’est le cheminement du personnage en plusieurs chapitres elliptiques (marqués par de capricieux fondus au noir sous Para One) de manière à saisir sa transformation morcelée, métamorphose sans cesse renouvelée par de longues respirations en guise de brusque virage.

     Si le portrait de l’adolescente est intéressant et surprenant (je ne m’attendais pas à cette dernière partie) le portrait de groupe est lui raté. On pense parfois à Spring Breakers mais la cinéaste est bien trop sage et terre-à-terre pour oser un si grand voyage. Il y a aussi un peu de La vie au ranch mais une fois encore la réalisation n’invente pas grand chose à l’image de La séquence Rihanna, dont on a tant entendu parler, où elle opte pour le clip grossier quand Sophie Letourneur optait pour du Julien Clerc via un glissement fort et diégétique – Sans parler de ce que faisait Korine de Britney Spears. Bon, j’exagère un peu, je crois que cette séquence est intéressante, qu’elle raconte vraiment quelque chose de fort sur le cheminement du personnage – son observation, sa manière d’entrer en scène, d’investir le cadre. Mais je crois que c’est qu’une question de subtilité, comme le reste, ça me semble un peu trop forcé et programmatique.

     Quand le groupe disparaît, la séduction est d’apparence moindre – d’où un virage très déceptif – puisque l’énergie qui s’en dégageait semblait avoir été un peu étouffée (on en voulait davantage, une perte de contrôle, un glissement audacieux) mais l’intérêt s’accentue, tout simplement parce qu’on ne s’attend pas à cette autre forme de glissement. C’est probablement la plus belle idée du film. D’avoir fait de ce groupe l’élément déclencheur d’une affirmation de soi, avant de l’effacer totalement.

     Ce qui rend le film moins beau que les précédents et c’est peu de le dire, c’est dans ce que la cinéaste répercute en son sein : Vouloir faire un portrait d’une de ces filles, qu’elle croise chaque jour aux Halles. Si Sciamma parlait d’elle dans ses deux premiers films – son adolescence puis son enfance – elle ne règle rien ici et son style s’en trouve dispersé. L’impression qu’elle veut faire dans l’exhaustif s’en ressent – Qu’une partie du public s’insurge contre sa représentation de la fille de banlieue en est l’illustration : Elle recherche l’universalité, quelque part. Elle dit ne pas faire le portrait des filles de banlieue parisienne mais le portrait de l’une d’elles. Mais son film ne semble pas faire ce qu’elle espère. C’est intéressant car je me rends compte en voyant ses trois films qu’elle est passé à autre chose avec celui-là, autre chose qui me parait fumeux, dans sa manière d’envisager le romanesque.

     C’est marrant, deux de mes déceptions cette année sont deux films français que j’apprécie un temps soit peu mais que j’aurais aimé adorer, qui ont été un peu trop érigés en phénomènes sociétaux : Les combattants et Bande de filles. Ce sont deux films intéressants mais pas si libres qu’ils en ont l’air, enfin disons qu’on a exagéré leur statut de petites bombes solitaires – trop maîtrisés pour être vivants. A côté de ça, un film comme Hippocrate me semble plus honnête, d’apparence plus classique c’est vrai, il n’empêche qu’il surprend constamment mais jamais en jouant sur le capital séduction. Toujours dans le réel, il ne stylise rien tandis que les deux autres stylisent trop ou pas assez, ça ne va pas au fond de son dispositif comme c’est le cas, je me répète, chez Korine ou Letourneur.

     Je voulais aussi parler du dernier plan. Céline Sciamma soigne toujours ses derniers plans. Je n’aime pourtant pas trop celui-ci – un peu trop écrit et forcé à mon goût – mais je salue l’audace : Ce visage en larmes que la caméra abandonne au hors-champ, se perdant dans une focale parisienne floue avant que ce visage ne repasse dans le champ, sans larme, déterminé. Disons que je garde toujours en tête celui de Naissance des pieuvres que je trouve bien plus flottant, irréel sans compter qu’il m’achève littéralement.

     Pour le reste je trouve qu’il y a de beaux moments de grâce, suspendus (l’ouverture), des séquences super drôles (le mini-golf), étonnantes (la brève rencontre avec l’ancienne quatrième du groupe), physique (la baston) mais ça ne s’étire pas suffisamment pour nous perdre ou provoquer un malaise. De manière générale c’est un film trop tiède et maîtrisé, trop aimable aussi je pense pour m’emporter entièrement. C’est à mille lieux des deux premiers, à mon humble avis. Et c’est le problème avec le cinéma de Céline Sciamma, c’est un grand oui ou un non.  Cette revoyure a été fatale : Je trouve ça totalement faux, amorphe, poseur et sans rythme. C’est incompréhensible de pondre ça après Tomboy.

Tomboy – Céline Sciamma – 2011

tomboy-tomboy-20-04-2011-20-04-2011-4-gRentrée des classes.

     8.0   Tomboy pourrait se résumer à sa première très belle séquence. On dirait l’été. Les rayons du soleil transpercent le dessin offert par les branches d’arbres, une sensation de vitesse synonyme de liberté comme d’appréhension de l’impact. Une main tente d’attraper on le croit quelque chose. En fait c’est un enfant qui fait mine de voler, on y voit sa nuque dégagée par des cheveux courts que la vitesse et le vent viennent chambouler. C’est déjà un voyage comme mouvement transitionnel. Premier jeu de dupe opéré puisque nous n’assistons pas à un départ en vacances mais à celui d’un déménagement, ou à celui qui suit le déménagement, qui clôt la transition, qui passe définitivement à l’étape suivante. Il n’est plus question de rupture du quotidien mais de son déplacement. Le déplacement peut aussi être un jeu, pourquoi ne serait-ce réservé à la rupture comme départ en vacances. Ainsi dès le premier instant où l’on voit le père et l’enfant dans le même plan, l’un est sur les genoux de l’autre, fait comme s’il conduisait et tous deux rient beaucoup. L’aspect ludique a dépassé le stade théorique, il s’est immiscé dans le récit.

     Puis c’est au détour d’une rencontre que ce jeu se poursuit. L’enfant suit un groupe d’enfants de son âge et fait la connaissance de Lisa qui choisit d’elle-même l’identité – le sexe – de son voisin : « T’es nouveau ? Comment tu t’appelles ? ». Nous n’avions jusqu’ici, spectateurs, aucun moyen de répondre à cette question. Un petit garçon, une petite fille, qu’importe. Nous venions d’assister à une intimité familiale qui dépassait la simple pensée de ce questionnement puisque Céline Sciamma s’était bien gardée de mettre complètement en avant ce personnage, préférant filmer le foyer comme entité avant tout et non dans ses individualités. Et peut-être par simple convention du regard nous étions nous fait à l’idée que cet enfant était un garçon, difficile d’en être certain une fois le pot aux roses dévoilé. Lorsque l’enfant prétend s’appeler Michaël nous ne décelons rien, c’est uniquement quelques séquences plus tard, lors du bain que nous découvrons sa nudité et que l’on entend son prénom via l’appel de sa mère que Michaël est en fait Laure, une fille. Le jeu de dupes se poursuit donc et le film a le mérite de nous mettre face à nos préjugés.

     Ce jeu dans lequel Laure s’est engagée, un peu malgré elle, ou plutôt par un hasard opportuniste, provoque un grand mensonge et une série de petits subterfuges pour ne pas se faire prendre, qui devient, parallèlement à la tension qu’impose cette réalité inéluctable d’un imminent retour à l’ordre, quelque chose d’hyper ludique, aérien et sensuel. Ce mensonge bouscule l’apprivoisement de la jeune fille par le groupe, majoritairement composé de garçons (accès plus aisé dans le jeu comme le football qui laisse définitivement et malgré elle Lisa sur la touche) et fait état d’une relation qui n’aurait jamais eu lieu sans la tenue de ce secret, à savoir la petite étincelle amoureuse naissante entre Laure et Lisa. Ce que Céline Sciamma réussit donc le mieux dans Tomboy ce sont ces instants pris à la volée comme autant de morceaux magiques qu’offre cet âge des possibles. Moments délicieux passés en compagnie de ses nouveaux amis (action/vérité, partie de football, jeu du béret, baignade…) ou auprès de ses parents (la conduite d’une voiture, un jeu de sept familles, un simple repas…) voire de sa petite sœur (la séance de coiffure, le qui-est-ce improvisé, l’autoportrait, le cache-cache…).

     Naissances des pieuvres, le précédent film de la cinéaste, parlaient d’émois adolescents mais de façon beaucoup plus cruel comme si Céline Sciamma avait voulu régler ses comptes avec l’adolescence, expier cet âge douloureux – elle le confirmera dans l’entretien qu’elle a donné post Tomboy au cinéma Les Toiles de St Gratien. C’était un film terrible, aussi terrible que le regard caméra final. Tomboy en est l’extrême contrepoint. Car il offre au-delà de cette évasion mensongère une atmosphère plus agréable, plus solaire. C’est un film d’espoir à l’image de sa fin, au pied de cet arbre, où vérité mise à nue, deux regards se croisent, deux sourires sont échangés, parce que cela vaut bien davantage que les mots.

Naissance des pieuvres – Céline Sciamma – 2007

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Water lilies.

   8.5   Les pieuvres dans le titre ont un double sens. Pieuvres comme la naissance de ces reines du bassin, de ces jeunes sirènes de la natation synchronisée. Un faux sens ici. Ce n’est pas ce qui intéresse Céline Sciamma, ce n’est que le décor. Pieuvres comme ce qui tiraille à l’intérieur, des sensations nouvelles comme des tentacules qui agitent les sens. Cueillir un état de l’adolescence, l’effervescence des premiers émois, les amours indicibles, les petits riens si étranges qui font la richesse de cet âge de la découverte, première guerre avec soi qu’on a le sentiment de vivre comme des adultes. Voilà le véritable sens de ce titre si beau, si poétique, si grave. Pas d’adultes justement ici, même pas au second plan, tout est vécu de l’intérieur, une simple génération qui agonise de ses amours imaginaires, qui refoule ce corps offert, qui n’accepte plus son propre statut. Trois filles. Trois jeunes femmes de quinze ans. Deux amis de longue date, puis un glissement. L’appel de l’amour qui supplante l’amitié. Un amour si fort, si bancal aussi, mais une force indicible, indomptable. La cinéaste filme des instants suspendus, soutenus par la musique de Para One, qui donne une dimension cosmique au film, comme les scènes de boites, filtre rouge, complètement détachées, presque rêvées. Et puis des gestes, des manières auxquelles on ne s’attend pas. Une fille qui observe un plafond et l’assimile à la dernière impression de l’œil avant la mort. Le culte de l’autre par l’objet, l’attirance à s’oublier, à manger une pomme pourrie. Un moment on y enterre un soutien-gorge dans un jardin. On saute dans une piscine en y sortant peu avant la noyade. C’est tous ces gestes inexplicables, sans jugement, qui nourrissent l’intelligent récit de Naissance des pieuvres. Je ne regrette qu’une chose, que la jeune cinéaste n’ait pas mieux filmer les lieux, dans lesquels je vis depuis plus de vingt ans. Eric Rohmer avait donné toute une singularité étouffante et joyeuse à Cergy et ses alentours dans L’ami de mon amie. Céline Sciamma s’installe dans certains recoins, la piscine tout particulièrement, mais elle a du mal en extérieur à se détacher de ses plans serrés sur les visages. Il lui manque une variation, un détachement. Son récit lui permettait largement. Et une durée de plan plus intéressante aussi, pour installer l’angoisse, pérenniser le doute, le mal aise du corps dans cet espace. Tout le monde ne s’appelle pas Claire Denis. Mais avec le temps j’oublie ces points, aujourd’hui ils ne me gênent plus, j’ai appris à adorer le film comme on me l’a offert. Pour en revenir au récit et plus particulièrement à cette fin, comme bouquet final de sensations à différents étages, j’ai trouvé ça prodigieux. La cinéaste s’est aisément affranchi des stéréotypes de l’adolescence, son film ne cesse d’être surprenant et offre trois rôles de personnages absolument incroyables. Il y a des instants – la fin en fait donc partie – carrément déchirants. Et puis cette dernière phrase « Tu vois, c’était pas si difficile » si dure, puisqu’elle traduit parfaitement ces désirs croisés adolescents, entre celle qui rend service et l’autre qui voudrait qu’elle l’aime. Adolescence, monde cruel. Qu’importe alors les points faibles, le plus réussi dans ce film c’est cette impression de dépasser la fiction, d’assister à une mise à nu, une confidence douloureuse. Le regard final est bouleversant.


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silencio


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