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Cérémonie des Cesar 2018

jeanne-balibar-recu-9357-diaporama     On a très vite compris que, comme convenu, 120bpm (cool) et Au revoir là-haut (pas cool) allaient plus ou moins tout rafler. Du coup évitons de parler des récompenses (L’ombre au tableau c’est le Cesar de la meilleure réalisation, autrement je suis plutôt satisfait, d’autant que le très beau Petit paysan est l’autre grand gagnant de cette soirée) mais parlons plutôt de la cérémonie.

Ce que je retiens :

-          Manu Payet qui s’en est globalement bien tiré dans le rôle ingrat de maitre de cérémonie. On a moins tiré vers le One man show que d’habitude. Il a trouvé son équilibre, les bonnes vannes, le bon tempo. Et il était de mieux en mieux au fil de la soirée. Avec quelques pépites comme son Smalltown boy prostré devant Campillo. Ok il était tendu au début mais à cet instant je l’ai trouvé très à l’aise et drôle sans pour autant se mettre sur le devant de la scène.

-          Marina Foïs en brune.

-          Le sketch de Blanche Gardin : « Dorénavant,  les producteurs n’ont plus le droit de violer les actrices, mais nous, est-ce qu’on a encore le droit de coucher pour avoir des rôles ? Parce que si on n’a plus le droit, alors il faudra apprendre des textes, faudra passer des castings et on n’a pas le temps » Actuel, osé, subversif. Parfait. Le tout en arborant un badge Louis CK sur la poitrine aux côtés du ruban blanc contre les violences sexistes.

-          Le super skecth parodiant Le bureau des légendes. Avec Parasol, Fou du Ionf et Frangipane.

-          « La saucisse » en deux temps. Très inspiré. Alors que c’était pourtant méga casse-gueule sur le papier.

-          La robe de Penelope Cruz, l’émotion de Penelope Cruz, le discours de Penelope Cruz. La présence de Penelope Cruz, en fait.

-          Les spasmes d’Arnaud Rebotini : hyper émouvant. Toujours été très impressionné par ce mec, physiquement je veux dire. Et là cette fragilité, magnifique. Le tout en prononçant un super beau discours. Fort.

-          Le discours d’Hubert Charuel. Lui, c’est un bon gars, ça se sent.

-          Ravi pour Faute d’amour, on a évité The square.

-          Sara Giraudeau, cœur avec les mains.

-          « Silence = mort » de Robin Campillo.

-          Le discours de Balibar, au-dessus de la mêlée, passionné, cosmique, d’une élégance absolue.

 

Ce qu’il faut oublier :

-          L’ouverture calamiteuse des Cesar vivants.

-          Le discours remettant de Juliette Binoche, sa robe, ses cheveux mouillés.

-          La robe de Noomi Rapace.

-          Dany Boon et Line Renaud. Cesar du Frisson de la honte de la soirée.

-          La robe de Marion Cotillard.

-          La petite musique anti discours trop longs.

-          La robe de Golshifteh Farahani.

-          Laurence Arné et François-Xavier Demaison pour une intervention so 90’s.

-          Sophie Marceau et Pierre Richard pour une intervention so 80’s.

-          L’hommage aux disparus en trois temps. Fausse bonne idée.

     Une belle cérémonie, en fin de compte. Inégale mais qui a su rebondir quand il fallait rebondir, par une intervention ou une récompense inspirées. Dans le haut du panier, ce cru.

Mes Souhaits CESAR 2018

battements-par-minute-act-upCérémonie des CESAR 2018 ce soir.
Mes souhaits pour les récompenses :
 
César du meilleur espoir féminin :
Pas vu Les Gardiennes ni Le Brio.
Leatitia Dosch n’est plus un espoir pour moi, elle aurait déjà dû être nommée pour son rôle dans La bataille de Solferino en 2013. Quant à Eye Haïdara, elle est très bien dans Le sens de la fête, mais un poil trop sur un seul registre.
Sans hésitation pour moi : Garrance Marillier, dans GRAVE (Et puis c’est la plus jeune)
 
César des meilleurs costumes :
Pas vu Les Gardiennes ni La promesse de l’aube.
Je ne vois pas trop ce que 120 bpm vient faire dans cette catégorie.
J’imagine que ce sera la première d’une longue série de statuettes pour Au-revoir, là haut.
Par défaut je choisi : Pascaline Chavanne, pour BARBARA (car ça doit être relou d’habiller Balibabar).
 
César du meilleur son :
Julien Sicart, Valérie de Loof et Jean-Pierre Laforce, pour 120 BATTEMENTS PAR MINUTE
 
César du meilleur espoir masculin :
Pas vu Marvin ou la belle éducation (mais Finnegan Oldfield n’est de toute façon plus un espoir à mes yeux).
Benjamin Lavernhe et Pablo Pauly sont tous deux très bien, chacun dans leur registre, de petit connard bourgeois ou de gentil vanneur.
Mais sans hésitation pour moi : ex-aequo Nahuel Pérez Biscayart et Arnaud Valois, dans 120 BATTEMENTS PAR MINUTE
 
César des meilleurs décors :
Pas vu La promesse de l’aube.
Ce sera très probablement Au-revoir là-haut.
Mais je souhaite que ce soit Christian Marti, pour LE REDOUTABLE
 
César du meilleur documentaire :
Pas vu A voix haute, ni Visages, villages.
Je serais ravi pour Depardon si 12 jours l’emporte mais je n’y crois pas.
Ce sera sans doute le très beau I am not your negro.
Mais je rêve tellement que ce soit CARRE 35, d’Eric Caravaca.
 
César de la meilleure musique :
Pas vu Visages, villages, mais bon, Mathieu Chedid, quoi.
Je vois bien Arnaud Rebotini pour 120 bpm là-dessus.
Mais je lui préfère Jim Williams, pour GRAVE
 
César du meilleur premier film :
L’incompréhension totale que la daube de Nicolas Bedos soit éligible au détriment du sublimissime Ava. Tant pis. Restent quatre beaux films à côté, malgré tout. J’imagine que celui des quatre que j’aime le moins va gagner, à savoir Jeune femme.
Ma préférence à GRAVE, de Julia Ducournau
 
César du meilleur montage :
Dorian Rigal-Ansous, pour LE SENS DE LA FÊTE
 
César du meilleur film d’animation :
Entre dessin animé de zombies super moche et un Sahara un peu trop à l’américaine, j’opte pour le produit du terroir : LE GRAND MECHANT RENARD, de Benjamin Renner & Patrick Imbert. Mais globalement, petite sélection, contrairement à l’an passé où l’on pouvait choisir entre La tortue rouge et Ma vie de Courgette.
 
César de la meilleure photographie :
Pas vu Les Gardiennes.
Ça sent le Cesar jaune pour Au revoir là-haut.
Pour moi c’est Guillaume Schiffman, pour LE REDOUTABLE
 
César du meilleur second rôle :
Antoine Reinartz, dans 120 BATTEMENTS PAR MINUTE
 
César de la meilleure adaptation :
Pas vu Les Gardiennes, ni La promesse de l’aube.
Ce sera forcément Au-revoir là-haut.
Je choisi PATIENTS, de Grand Corps Malade
 
César du meilleur second rôle féminin :
Ça va jouer des coudes entre Adèle Haenel et Mélanie Thierry. Et franchement, je ne comprends pas trop pourquoi. Elles sont meilleures ailleurs.
Les trois autres me vont. Mais parce que Sara Giraudeau est encore plus génial dans Le bureau des légendes et Laure Calamy plus adaptée au cinéma de Guillaume Brac,
Je prends Anaïs Demoustier, pour LA VILLA, déjà parce qu’elle n’a jamais été aussi lumineuse que devant la caméra de Robert Guédiguian et ensuite, parce qu’il faut bien récompenser le plus beau film français de 2017.
 
César du meilleur film étranger :
Pas vu Le Caire confidentiel, ni L’échange des princesses.
J’ose espérer qu’on ne fera pas deux fois la même bourde avec la bouse The square.
Sans surprise, j’opte pour LA LA LAND, de Damien Chazelle.
 
César du meilleur scénario :
Parce que ce film est la preuve qu’on peut faire de la mise en scène tout en proposant un beau scénario, Claude Le Pape & Hubert Charuel, pour PETIT PAYSAN
 
César de la meilleure actrice :
Pas vu Numéro une, ni Jalouse, ni La promesse de l’aube (mais comme Devos, Viard et Gainsbourg c’est pas trop ma came, je prends le pari qu’elles ne changeraient pas mon choix).
Tous les voyants clignotent pour Balibar. Avec Binoche en challenger. Pour deux films que je n’aime pas du tout.
Je suis sûr de perdre mais pour moi c’est sans hésitation Marina Foïs, dans L’ATELIER
 
César du meilleur réalisateur :
Hubert Charuel, pour PETIT PAYSAN (cf ce que je dis dans la case scénario)
 
César du meilleur acteur :
Pas vu Le Brio. (Mais bon, Auteuil, comment dire, sans être impoli ?)
A boire et à manger dans les nommés : Du minimal (Swann Arlaud), de l’extravagant (Albert Dupontel), du job (trop) bien fait (Reda Kateb), du WTF (Louis Garrel) et du Mais-qu’est-c-qu’il-fou-là (Guillaume Canet).
J’ai un gros faible pour Jean-Pierre Bacri, dans LE SENS DE LA FÊTE. Le rôle de sa vie.
 
César du meilleur film :
Pas vu Le Brio.
Si ça ne tenait qu’à moi, ça se jouerait entre La Villa, Ava, L’Atelier, Carré 35 et Grave. 
Allez, je serais aussi très content pour 120 BATTEMENTS PAR MINUTE, de Robin Campillo.
 
Bonne soirée à tous.

Cérémonie des César 2017

XVM0bd52c72-faed-11e6-a915-9c70b2c29c59     Je reviens rapidement sur 42e cérémonie des César, en quelques points :
 
Mon Top 5 discours, déjà :
François Ruffin, meilleur documentaire. Ça ne blaguait pas. Gros coup de gueule qui fait du bien.
Céline Sciamma, meilleure adaptation. César du plus beau discours de la soirée.
Gaspard Ulliel (par Xavier Dolan), meilleur acteur. Très beau message.
Déborah Lukumuena, meilleur espoir féminin. J’avais peur qu’elles nous refassent le coup cannois mais que ce soit elle, Oulaya Amamra ou Houda Benyamina, elles ont chacune été très sobre, très touchantes dans leurs discours.
Niels Schneider, meilleur espoir masculin. J’aime l’élégance de ce mec, la richesse de ses mots. Il en a fait un poil trop, mais ça m’a beaucoup ému.
 
Moment hommage : Superbe Dujardin pour Bebel. Classe, sérieux, précis. Rien à dire.
Moment nostalgique : Le très beau montage sur la carrière de l’acteur. Un peu long, quand même.
Moment déprime (mais beau moment) : Belmondo sur scène. Là ça m’a fait mal, très mal.
 
4 gros frissons de la honte lors de Sketchs Remettants :
Gérard Jugnot. Qui m’a vraiment fait de la peine.
Klapisch & Girardot « Parler d’une seule bouche »
Julie Ferrier et son « application »
La parodie La La Land par Villalonga & Commandeur.
 
La classe :
Paul Verhoeven : « Isabelle, je t’aime »
Isabelle Huppert : « Le rôle prime sur l’interprète »
 
J’ai ri :
Dubosc : « Je repense à ce gamin qui s’est dit un jour : « Ce César, un jour, je le remettrais ». »
Commandeur : « En faisant un film sur des nonnes abusées et engrossées par des soldats russes, Anne Fontaine a mis toutes les chances de son côté pour les Césars »
Lemercier : « J’ai sept de nos plus beaux comédiens pendus à mes lèvres. Du haut. »
 
Niveau récompenses, je n’ai qu’un vrai coup de gueule :
Film étranger : Moi, Daniel Blake c’est bien (mais déjà récompensé ailleurs) mais Aquarius c’était mieux, bordel ! Ça ne se discute même pas.
 
Globalement, Cérémonie pas super inspirée mais résultats pas si décevants. Pas aimé le Dolan mais ça me plait qu’on lui donne le César du meilleur réalisateur (car il a vraiment une identité de cinéaste) et l’acteur pour Ulliel qui est le seul à surnager dans ce bourbier surjoué qu’est Juste la fin du monde. Mais surtout : Elle / Huppert / Ma vie de courgette / James Thierrée. Top.

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