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Les malheurs de Sophie – Christophe Honoré – 2016

12. Les malheurs de Sophie - Christophe Honoré - 2016Les quatre cents conneries.

   5.0   Si je suis peu sensible au cinéma de Christophe Honoré je dois reconnaître qu’il dynamise chaque fois le matériau qu’il adapte, ici deux romans de la Comtesse de Ségur, en construisant « un film pour enfants » sans tomber dans le ringard attendu, d’une part car les gamins sont excellents, en ce sens qu’ils jouent comme sont des gamins de leur âge, mais aussi car le film brise quelques conventions, dans sa construction tout d’abord (La seconde partie arrive à poing nommé et rompt le tempo d’une première sur le point de se pantouflardiser) ainsi que dans son parti pris à priori casse–gueule de passer la quasi intégralité des séquences animalières (Sophie cumule les séquestrations / mises à mort de bestioles) en animation avec un trait aussi fin que schématique puisqu’il est l’œuvre de Benjamin Renner, celui qui s’était occupé du dessin du très beau film d’animation, Ernest et Célestine. Hors gosses, les deux personnages forts ce sont les deux « mamans » de Sophie. L’une en femme déprimée et mère dépassée est magnifique, déjà loin, déjà morte avant de mourir, en somme. L’autre en marâtre terrifiante parvient à être tout son contraire et séduire autrement, par sa dureté maladroite et pathétique. Golshifteh Farahani et Muriel Robin sont hyper bien choisies pour le coup. C’est donc une chouette relecture trufaldienne entre L’enfant sauvage et Les 400 coups. Honoré trouve son propre maniérisme, sa propre diction, parfois c’est un peu maladroit, comme ça pouvait aussi être le cas chez son maître, mais il y a une fraîcheur stimulante là-dedans qui le rend attachant. Et puis j’aime bien que le film soit ni franchement joyeux, ni franchement tragique, qu’il trouve un curieux équilibre notamment via ces deux parties franches, qui font tenir l’ensemble même si comme pour Les chansons d’amour il y a dix ans, je pense qu’il ne m’en restera pas grand-chose et je ne sais pas trop à quoi ça tient.

Métamorphoses – Christophe Honoré – 2014

20   2.7   Honoré se la joue Godard, Pasolini et Straub. Evidemment, c’est complètement raté. Mais c’est dommage, oui dommage car il y a quelques instants assez beaux, gracieux, où l’on se dit que ça pourrait le faire. L’instant suivant, tout tombe à plat, ridicule, systématiquement. C’est enivrant puis indigeste. Libre puis moche. Si ce n’est La belle personne, je crois que je n’aime rien du tout chez Honoré. Pourtant, à tous les coups j’y crois.

La belle personne – Christophe Honoré – 2008

50   6.8   Les Chansons d’amour m’avaient laissé quelque peu dubitatif, j’avais bien aimé mais avec de grosses réserves.Avec ce dernier film de Honoré, c’est le coup de foudre! C’est pas extraordinaire mais c’est le charme d’un film ultra touchant qui en fait sa singularité. Avant tout c’est magnifiquement mené, j’y crois de bout en bout. Il a dégagé tous les défauts de ses Chansons.. entre mise en scène lorgnant parfois vers le clip et film franchouillard un poil neuneu pour ici être beaucoup plus sobre, subtil et surtout dix fois plus beau! Entre cette sublime Léa Seydoux, sozie surprenant de l’Anna Karina dans Vivre sa vie, qui irradie l’écran par son étrangeté dévastatrice (et surtout sa beauté froide envoûtante!) ; La « belle gueule » du cinéma français, j’ai nommé Louis Garrel, toujours parfait dans son rôle de prof d’italien, ma foi un peu jeune pour la situation mais on s’en tape! Et le Way too blue de Nick Drake, qui d’origine est une musique qui m’émeut comme très peu savent le faire, renforce chacune des séquences qu’elle accompagne…


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silencio


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