Archives pour la catégorie Colin Trevorrow

Jurassic world dominion – Colin Trevorrow – 2022

???????????????Les gardiens de la franchise.

   3.5   Un sixième volet qui fait illusion – de plein de manières – mais qui s’avère in fine pas si différent, si on observe attentivement, de L’empire des fourmis géantes, de Bert Gordon.

     Sa première illusion, assez évidente, c’est qu’il a des sous, donc ses dinosaures, en numérique ou en animatronique, sont assez beaux. Ils ne sont pas bien mis en valeur, mais c’est un problème de mise en scène, c’est autre chose.

     Sa deuxième illusion c’est d’être une suite : Si on a grandi avec Jurassic Park, on a envie de voir un troisième Jurassic world, d’autant que le précédent (signé Bayona) était plutôt réussi, très visuel. Quand on grandi avec Jurassic Park, les dinosaures au cinéma c’est sacré : même quand ils sont sous employés, dans Toy Story ou dans le King Kong, de Peter Jackson.

     Troisième illusion et pas des moindres : Il m’a permis une sortie en famille, en pleine fête du cinéma, avec mon fils qui connait le Spielberg par cœur et qui adore aussi les suites. Difficile de bouder ce plaisir.

     Quand bien même ce plaisir se soit souvent effondré durant une séance interminable (2h26, sérieusement ?) et un film archi mal branlé, et cela dès les premières minutes de cette bouillie de spot TV immonde, qui résume maladroitement la situation, qui reprend la suite de ce que promettait le volet précédent.

     J’avais mal à mon Spielberg. D’autant que le film s’assume pleinement dans l’ère du temps : cumuler le fait d’être une suite, un remake voire un reboot. Il y a aura du Jurassic park partout. Il me semble que Bayona s’en sortait plus subtilement, dans le précédent, lui. Là c’est souvent grossier (la bombe de mousse à raser, le plan de découverte des sauterelles (des sauterelles !!) où Ellie Sattler ôte ses lunettes, la scène finale dans l’hélicoptère etc…) quand c’est copié sur Jurassic park.

     Mais le film ne s’en tient pas là et cumule les références variées, arpentant aussi les terres de James Bond, d’Indiana Jones, de Jason Bourne, de Mission Impossible : La scène à Malte (très chouette en passant) qu’est-ce que ça vient foutre là, franchement ? Ou pire, ces films ont tendance à s’inspirer des daubes super-héroïques actuelles, ainsi il ne sera pas surprenant de voir un avion se crasher dans un lac gelé et de voir en sortir Chris Pratt & Bryce Dallas Howard, sans une once d’égratignures. Les gardiens de la galaxie, en somme.

     J’aurais aimé y voir davantage d’idées (du niveau d’un verre d’eau qui tremble, je sais pas) et davantage de contrastes : J’ai l’impression qu’il y fait nuit en permanence, comme dans les films DC ou Marvel, c’est insupportable. C’est vraiment un cache-misère, la nuit. Mais tout le monde n’a pas le talent pour faire un Blade runner.

     Autre chose : Que le film soit invraisemblable, ok, ça ne me dérange pas, les films de la franchise le sont rarement, vraisemblable, après tout on parle de faire cohabiter humains et dinosaures. Mais pourquoi les personnages sont-ils devenus si antipathiques ? Si débiles ? Mon cœur saigne quand je retrouve Ellie Sattler, le professeur Grant & Ian Malcolm. Plutôt les ersatz de leurs personnages, inchangés en trente ans, mais aseptisés, leurs mauvaises copies, comme s’ils avaient été remplacés façon L’invasion des profanateurs de sépultures.

     Je garde le meilleur pour la fin : L’anthropomorphisme. Pourquoi les dinosaures ressemblent de plus en plus à des clébards ou des humains ? Je pense qu’il y avait déjà ça chez Spielberg, c’est difficile d’y échapper, surtout venant de créatures dont il est difficile de savoir leurs vrais comportements. Mais il y trouvait le bon dosage, une étrangeté, une surprise. Ici on peut les dresser en leur tendant la main façon salon nazi. Pire encore, ils peuvent faire semblant de mourir. Dans Fallen kingdom, l’indoraptor faisait semblant de dormir, déjà, mais c’était une création hybride, guerrière, pourquoi pas. Là c’est le Tyrannosaure, celui du film de Spielberg, qui reprend in extremis son statut de « roi de la jungle » qui feint d’être mort sous les coups d’un Giganotosaure. Manquait plus qu’un clin d’œil. Et un hug avec son nouveau copain, le Therizinosaure. Tranquilou bilou. Un nanar à 165 millions, quand même.

Jurassic world – Colin Trevorrow – 2015

35. Jurassic world - Colin Trevorrow - 2015Indominanar de luxe.

   5.0   16/07/2015

     Je suis un peu perdu. En tant que divertissement pur je suis client. En tant que film Amblin je trouve ça faiblard. En tant que Série Z je trouve ça raté. Et en tant que film hommage je trouve ça gentillet. Disons qu’il y a vraiment tout ce que l’on peut imaginer voir dans la suite tardive d’une saga portée disparue, ça fait vraiment office de best of : il y a des références bien trop distinctes, un lot de gags pour bébé à répétition, on doit tout voir et tout comprendre en permanence, on nous sert des personnages principaux sans épaisseur (Rendez-nous Grant, Malcolm, Hamond !) et des enfants insupportables. Pourtant je n’adorais pas Tim & Lex à l’époque (Rien à voir avec Elliot, Gertie & Michael dans E.T. quoi) mais là, punaise. Le néant.

     Et dans le même temps, l’adolescent en moi est plutôt satisfait, il a suffisamment de scènes savoureuses pour godiller, de moments flippants pour s’accrocher à ses accoudoirs, de dinosaures pour recoller au rêve qu’avait offert tonton Spielberg. Et puis l’idée de départ – Le parc est dorénavant devenu un parc d’attraction – est vraiment intéressante. Reste que ça s’écroule souvent dans le grand n’importe quoi, gâche des moments de bravoure qu’un réalisateur ne serait-ce que moyen aurait érigé en sommet de cinéma d’épouvante et/ou d’action (la sortie de l’Indominus Rex, le combat final)… Quand je repense à ce type sur sa moto au milieu des Raptors j’ai juste envie de rigoler. Et quand je vois cet étrange dinosaure marin avalant le requin devant l’estrade, je pense à Jaws3 autant qu’à Birds au moment de l’attaque des Ptérodactyles. Que Jurassic World convie les trésors ou les nanars, il est toujours décevant à trop surligner. Un peu comme l’hommage que je vois venir à tous les coups : L’ancien parc dans le parc, pour ne citer que ça.

12/03/2019

     Moins désagréable que lors de sa sortie en salle, en fait ça gagne presque à être revu sans rien en attendre, et là, dans ce cas, à la fois ça se regarde plutôt bien, mais surtout c’est un produit parfaitement de son temps, dans le même moule que les marvelleries qu’on nous sert chaque trimestre.

     Le gros raté de cet opus à mes yeux, ce sont les dinosaures. Tout est pourtant fait pour qu’ils soient les stars : Les personnages n’ont aucun relief. Sauf qu’on se fiche complètement des dinosaures, bizarrement. On n’est pas ému quand les raptors crèvent à la fin. Seul Blue tire son épingle du jeu. Et la seule image émouvante du film c’est de voir les brachiosaures dévorés dans la plaine. Mais ils n’existent pas, c’est l’image qui est terrible, pas eux en tant que dinosaures-personnages. Bref c’est aussi un peu raté de ce point de vue-là. On est loin de ce qu’offrait l’original avec le tyrannosaure, le tricératops ou le dilophosaure.

     Reste que Trevorrow a bien compris que le public (qui avait boudé le troisième épisode en partie là-dessus) veut revoir le tyrannosaure. Donc il lui offre une super scène héroïque à la toute fin. Mais il y a trop de dinosaures, trop de chantilly : quatre vélociraptors, un mosasaure et un Indominus. Bref impossible pour le T. Rex d’être la star.

     Bon, je dis ça mais j’aime quand même bien la fin. Enfin je veux dire après la scène des motos (avec Omar Sy sur un quad derrière, wtf ??) dans la forêt qui est à chier. Disons qu’on en a pour notre argent, le pot (de popcorn) est bien garni.


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