Archives pour la catégorie Dany Boon

8 rue de l’humanité – Dany Boon – 2021

10. 8 rue de l'humanité - Dany Boon - 2021Un film RT-PCR.

   0.5   Le récit se déroule pendant le Covid, en temps de confinement, à Paris, dans un immeuble du XIe arrondissement. 8 rue de l’humanité s’intéresse grosso modo à une quinzaine de personnages, tous insupportables, enfants compris et brasse à la fois tous les stéréotypes possibles en clin d’œil à l’actualité mais aussi une sorte de best-of Dany Boon avec une enfilade de trucs vus et revus, chez lui ou ailleurs.

     Ainsi, Dany Boon incarne un dessinateur ayant la particularité d’être… hypocondriaque ! C’est original, ça. Ainsi, Yvan Attal incarne un biologiste, grimé en simili Docteur Raoult. On se poile, c’est fabuleux. Quant à François Damiens, il joue un gérant de boutiques de cigarettes électroniques qu’on retient surtout comme étant le super connard du quartier. Incroyable, ça aussi, non ?

     Au pif, maintenant : On aperçoit trois fois le JT avec Macron qui rappelle qu’on est en GUERRE. Ça nous manquait, ça.  Il y a des gags sur les tiges de tests PCR, sur le gel hydroalcoolique, sur les masques et les clusters. Ça nous change, c’est sympa. Il y a le petit garçon de François Damiens qui est amoureux de la fille de Dany Boon, mais elle ne le voit pas car il est aussi débile que son père, mais finalement ils vont s’aimer, car en fait il est sensible, comme son père. L’enfer. Il y a un couple, au dernier étage, lui c’est un coach sportif, elle une chanteuse (genre truc merdique façon Camille Lellouche), et ils se tirent la bourre pour voir qui fera le plus de vues sur Insta. Trop rigolo. Il y a une gérante de restaurant qui tire la gueule car son commerce est fermé : Liliane Rovère dans un rôle dans la continuité de celui qu’elle arbore dans la série Dix pour cent. Il y a tout un gag sur une voisine que tous soupçonnent de violer le confinement pour des trucs louches, car elle sort la nuit – donc ils vont la dénoncer aux flics – mais nous on sait d’emblée qu’elle est infirmière. C’est super marrant.

     Bref, je peux continuer des heures. Dites-vous que c’est un mélange de Nos chers voisins et Scènes de ménage, sous Covid avec des vannes qu’on connait déjà car on se les coltinait nous aussi pendant le confinement. Avec des relents de l’intégralité de la filmo de Boon, qui est incapable d’inventer quoi que ce soit. Et le pire, c’est que le film reprend une blague de Problemos, le fameux Pain-de-mie. Si Boon pioche chez Judor, putain on n’est mal barré. D’ailleurs, la scène est consternante, évidemment.

     Le film se revendique aussi de la mixité, puisqu’il affiche clairement un concierge espagnol, une infirmière arabe et une flic noire, mais ce ne sont pas vraiment des personnages, finalement, bref ça confirme que son ambition est démesurément bourgeoise et de droite. Et puis tout se finira non pas bien – car quelqu’un meurt – mais dans la réconciliation générale – alors qu’ils se détestent TOUS au début – autour d’un barbecue et d’une fête des voisins dans la cour de l’immeuble. C’est une période où les couples se sont détruits, mais non chez Boon, ils se retrouvent. Et si ces personnages sont tous insupportables, le film finit par vouloir te les faire aimer, un peu à l’image de ces bourgeois qui applaudissaient à leurs fenêtres en étant persuadés d’avoir prêté main forte au corps médical. Un étalage du « Vivre ensemble » et de bons sentiments démagogiques (ce final à coups de pancartes, purée) à gerber. Pire que le Covid. Deux heures de merde en barre.

Raid dingue – Dany Boon – 2017

22. Raid dingue - Dany Boon - 2017Raide naze.

   1.0   C’est donc ça le troisième plus gros succès au box office 2017 en France ? Un film aussi consternant que le jeu de mot qui se trouve dans son titre. Certes, un film de Dany Boon fallait pas s’attendre à mieux : Un film correct à son actif seulement, le sympathique La maison du bonheur. Et encore, avec de l’indulgence. Tout le reste c’est NON. Je l’imagine bien là, en train de trouver ses titres ridicules (« Supercondriaque », « Raid dingue », c’est quoi le prochain ? Ah tiens on sait déjà : « La ch’tite famille » Hum. J’ai quelques titres à lui proposer pour les films à venir : « Les ch’tis font du ski »,  « Les ch’tis mouchoirs », « La ch’tite vadrouille », « Ch’ti 62, Berck, nid d’espion » : Succès garantis !) et la satisfaction qu’il doit en retirer, cette même autosuffisance qui parcourt chacun de ses films. Ça me donne envie de me marrer ; Ou de pleurer, au choix. Raid dingue c’est donc, sans surprise ni roulement de tambours, super nul. Mais Alice Pol y donne de sa personne. On sent vraiment qu’elle croit en son personnage, qu’elle croit en Dany Boon, qu’elle croit en Raid dingue – Michel Blanc et François Levantal n’y croient pas, eux, par exemple, ça se sent lors de chacune de leurs apparitions. C’est touchant de la voir à ce point investi. Et ça l’est d’autant plus que c’est pile poil le personnage qu’elle incarne : Croire que le Raid va en faire sa première recrue, alors que c’est clairement la plus nulle de tous – Oui y a que des mecs autour d’elle, je te laisse donc imaginer le nombre de vannes sur les hommes / les femmes, Boon le roi de la subtilité. C’est donc un procédé proche de celui de La chèvre (Puisque Pierre Richard croyait lui aussi être un détective mais n’était bien entendu engagé que sur sa légendaire malchance) mais qui se mord bien vite la queue tant chaque nouveau gag est plus embarrassant que le précédent, chaque situation plus grotesque que l’autre, chaque personnage ridicule (mention spéciale à Yvan Attal en terroriste serbe) et accompagné de stéréotypes en tout genre qu’une police du bon goût devrait bannir. Raid dingue vise donc clairement Veber. Et dans son élan de prétention, il cite même De Broca. Ça va que Boon et Pol se regardent (et connaissant chaque réplique de) Le guignolo : Un film qui cite un mauvais film ne peut qu’être un très mauvais film.

Supercondriaque – Dany Boon – 2014

Supercondriaque - Dany Boon - 2014 dans Dany Boon supercondriaque-26-02-2014-15-g     2.0   Bon c’est nul hein vraiment tout pourri mais c’est moins atroce que ce à quoi je m’attendais. Je préfère ça à certains autres Boon-like par exemple, enfin pour ce que ça signifie. Le plus gros problème des films de Dany Boon restera Dany Boon lui-même in fine avec ses grimaces insupportables, ce sur jeu permanent, cette hystérie pathétique.

Rien à déclarer – Dany Boon – 2011

Rien à déclarer - Dany Boon - 2011 dans Dany Boon rien-a-declarer-d...215ouwmg-2b19ff3     0.5   Ok, en effet c’est archi nul, chaque pseudo gag est exagéré, ultra appuyé, c’est mal joué, vulgaire, débile tout ce qu’on veut mais finalement ce n’est pas moins du cinéma que Bienvenue chez les ch’tis. Ce sont à mes yeux deux gigantesques étrons qui se valent.


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