Archives pour la catégorie David Richard Ellis

Destination finale 4 (The Final Destination) – David Richard Ellis – 2009

17. Destination finale 4 - The Final Destination - David Richard Ellis - 2009Nanar aux trousses.

   4.0   J’en gardais un souvenir catastrophique. Ce sont les effets spéciaux qui le rendent (plus) embarrassant (que les autres) – on a vraiment la sensation désagréable d’assister à la bouillie numérique immonde qui inonde n’importe quel Sharknado ou Zombeavers : oui, Destination finale 4 est un gros nanar, produit par-dessus la jambe, mal filmé, mal branlé. Mais des choses surnagent néanmoins, en plus du plaisir régressif provoqué par quelques plans machiavéliques de la faucheuse, qui n’a jamais autant joué la carte de la fausse piste : toute la scène au salon de beauté cumule les possibilités d’accident (ventilateur et siège cassé, produit renversé, cannette coincée dans un fer à lisser, le tout partagé entre plans de ciseaux et pince ongulaire) avant qu’une pierre propulsée par une tondeuse à gazon sonne le glas. On note aussi un générique introductif plutôt sympathique rejouant l’intégralité des morts de la saga par rayons X. Autrement, les personnages n’ont jamais été autant antipathiques : c’est un vrai plaisir sadique que de voir ce beauf sportif se faire littéralement avaler par le système de vidange d’une piscine. « La petite surprise » sans intérêt arrivera dans le dernier quart du film, après qu’on ait assisté aux morts des deux amies restantes – l’une d’elles se retrouve empalée sur son siège à la suite d’une explosion au cinéma, l’autre délicieusement dévorée par les rouages d’un escalator : le personnage principal avait en réalité la vision de leur mort (sur le tard) et l’on revient en arrière, juste après qu’une ambulance ait percuté le vigile qui avait une sensation de déjà vu en traversant la route : clin d’œil au bus du premier film. Les trois déjouent donc le plan de la mort qui les rattrapera brutalement dans l’épilogue, très proche de celui du premier film, encore. Plus que les précédents, il faut voir cet opus avec potes, bières et pizza. Et sans trop regarder les effets spéciaux au rabais qui ont tout miser sur la 3D : c’était la même époque (équipe ?) que Piranha 3D, évidemment.

Destination finale 2 (Final destination 2) – David Richard Ellis – 2003

23. Destination finale 2 - Final destination 2 - David Richard Ellis - 2003Highway to hell.

   6.0   Voici la réponse de David R.Ellis à James Wong. Il reprend les codes, l’écriture et la trame du premier film afin de (presque) tout pulvériser de l’intérieur. L’accident d’avion devient alors un accident de la route. Mais déjà, la ligne attendue est renversée : aussitôt « le rêve » révélé, la bande de potes de celle qui a eu la vision, est rattrapée par la mort, percutée par une semi-remorque. La mort ne sera donc plus chargée, petit à petit, de prendre la vie de l’entourage de l’héroïne – le coup classique ? – mais de ceux qu’elle a bloqués en arrêtant son van sur la voie d’insertion de l’autoroute.

     Disons que cela déplace quelque peu les curseurs : il y aura une mère et son fils, une femme enceinte, un flic, un motard et d’autres. Dès lors il s’agit là encore pour la faucheuse de reprendre peu à peu son dû. Mais cette fois plus du tout par ordre chronologique de mort : un scénario alambiqué nous apprend que les futures victimes sont en réalité des êtres en sursis ayant un lien avec les morts du premier épisode et que la mort décide cette fois de remonter le temps.

     Cette inversion des règles ne débouche sur rien de plus qu’une petite enquête interne – façon escape game – et c’est évidemment pas du tout là où se situe l’intérêt de cette franchise à mes yeux. Mais pourquoi pas. Moi je veux voir la mort à l’œuvre, voir les personnages mourir ou plutôt être surpris par comment ils vont mourir : le plan de la faucheuse est souvent maladroit, astucieux et plein de rebondissements. Et pour le coup, ce deuxième volet, complètement invraisemblable (mais on s’en fou) est d’une générosité sans failles.

     Mention spéciale à trois jolis morceaux : un type doit affronter un évier récalcitrant, une cuisine en feu et une échelle de secours fourbe. Une meuf nous confirmera que pieu et airbag ne font pas bon ménage. Et un gamin manquera d’être étouffé chez le dentiste avant de faire une rencontre écrasante avec une plaque de verre lâchée par un grutier. Mais il ne faut pas oublier une magnifique scène de barbelés, d’ascenseur ou de barbecue. C’est généreux et on est là pour ça.


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silencio


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