Ma petite entreprise.
5.5 Le directeur d’un cabinet d’assurances fait face à une crise l’obligeant à se séparer de plusieurs de ses employés. Il concocte alors un petit week-end où il invitera chacun d’eux dans sa maison de campagne afin, leur fait-il croire, de les récompenser pour leur travail.
Mais tout est évidemment fait moins pour s’amuser que pour réfléchir à vider son effectif et converger vers une séquence de jeu de chaises musicales humiliant, après des scènes de repas, de promenade, de poker ou de balle au prisonnier déjà bien gratinées.
Pierre Granier-Deferre avait un fils lui aussi cinéaste, qui était entre autres assistant chez son père et réalisa essentiellement pour la télévision. Néanmoins, son premier film (celui-ci) avait un titre et un casting alléchant. Malgré la musique insupportable de Philippe Sarde, le film est vraiment pas mal, cruel, méchant.
C’est un film d’entreprise, qui se passe très peu dans l’entreprise, un peu comme vingt-cinq ans après lui, le Fair Play, de Lionel Bailliu, qui pourrait en être son remake déplacé sur les terres sportives. Une comédie noire qui rappelle aussi Une étrange affaire, réalisé un an plus tôt par… Pierre Granier-Deferre.