Publié 21 décembre 2025
dans Byron Howard, Disney, Jared Bush, Joane et Jules
Sous toi, la ville.
5.0 Continuité du premier film, qui n’est pas un grand Disney, selon moi, mais suffisamment agréable, divertissant pour foncer voir celui-ci en famille et apprécier les deux films dans leur ensemble. C’est un beau rollercoaster, ça ne se pose jamais et ce dès la toute première seconde. C’est aussi un problème pour moi : tout est sur le même rythme hyperactif donc je n’éprouve plus grand chose devant. Pas le temps de penser, pas le temps de se questionner. Une scène en chasse une autre, avec sa frénésie, sa petite dose d’humour. Jusqu’au bout. Shakira en ouverture, Shakira en fermeture. Je vais donc vite l’oublier, un peu comme on oublie que Michael Giacchino est à la musique, littéralement dévorée par les couches de mouvements et paroles, sons et lumières. Mais le plaisir était là malgré tout, grâce à la fluidité de son animation, la sophistication de son scénario, la richesse de ses niveaux de lecture, son bestiaire, les références variées disséminées ici et là – même si ça reste relativement passe-partout, l’impression qu’on a déjà vu ces citations, plein de fois. Je suis davantage séduit par la variation de son décorum : le bayou, la neige, une falaise, un bar de reptiles, une ville ensevelie. C’est assez chouette avec les gamins.
Mystic river.
5.8 Un Disney que j’adorais quand j’étais môme, peut-être au même niveau que Merlin l’enchanteur, je l’ai vu des dizaines de fois. C’est moins bien que dans mes souvenirs évidemment, très marqué eighties, mais c’est bien quand même, ce fut un visionnage de retrouvailles des plus agréables, ça ne subi aucune faute de rythme, c’est très drôle, aussi très émouvant (on parle d’adoption et d’enlèvement) mais le film fut un bonheur à revoir pour tout autre chose : il m’a évoqué des situations, des odeurs, de brefs flashs en rapport avec mon enfance, comme si soudainement je la revivais par bribes, par les dialogues du film ou ses dessins, ses bruits (je reconnaissais des sons, des mots). Ce fut un beau voyage, tout en douce nostalgie.
Publié 19 mai 2016
dans Disney et Wolfgang Reitherman
Formule magique.
7.5 C’était mon Disney préféré quand j’étais môme et bien ça n’a pas changé. C’est toujours très intelligent et drôle, exactement le souvenir que j’en avais, intact, c’était très émouvant. Des personnages haut en couleurs : Madame Mim, Archimède, Kay, Arthur, Merlin, évidemment. Des situations toutes plus étonnantes les unes que les autres : Le brochet, les écureuils, le duel de magiciens, les inventions de Merlin. C’est un film qui donne envie de rêver, de créer, d’apprendre. Et puis il y a dedans la best réplique Disney ever avec la définition de la gravitation selon Merlin, imparable : « C’est la force qui attire deux particules matérielles ou deux corps l’un vers l’autre, proportionnellement à leur masse et à l’inverse du carré de leur distance ». Genius.
Publié 19 mai 2016
dans David Hand et Disney
Sleeping beauty.
6.3 A la maison il y en a une qui adore ça, les dessins animés. Et puis avec le pitchoun, j’ai appris à m’y habituer, à en découvrir beaucoup, à revoir certains, même si souvent ce n’est que par bribes. Et j’avais très envie de revoir Blanche Neige. J’ai envie de dessins animés ces temps-ci. Et celui-ci reste l’un de mes préférés. Qu’importe le fait qu’il soit gratiné, dans la représentation de la femme notamment, sa binarité, mais il ne faut pas oublier que ça a près de 80 ans ; Griffith avait ses messages foireux et Lang à la fin de Metropolis aussi, sans parler du discours monarchique du Roi lion, qui lui n’a que vingt ans. C’est esthétiquement qu’il me plait ce Disney, j’adore ce bois et la maison des nains, c’est de l’expressionisme absolu c’en est fascinant, ça pourrait largement être du muet.
Publié 21 mars 2015
dans Chris Williams, Disney et Don Hall
Bande de sauvages.
5.5 Du nouveau Disney classique dans la forme, autant dans ses rebondissements, ses partis pris, son dosage humoristique. Jusqu’aux personnages : Baymax, dérivé (jusqu’au physique) de Olaf (Frozen) procure la dose convoitée de zygomatiques. Mon fils est archi fan des deux, indice irréfutable. Dans le fond je trouve que ce qu’il raconte des nouvelles technologies et sa manière de déjouer les récits de supers héros est assez bien fichu. La deuxième partie est plus convenue, se reposant sur les habitudes du Studio, la séquence émotion, la séquence destruction, la séquence (faux) sacrifice. Bref, un pur déluge pyrotechnique. Mais dans l’ensemble j’ai trouvé ça plutôt sympa en tant que divertissement, à la fois rythmé et attendrissant.