Archives pour la catégorie Edgar Wright

Baby driver – Edgar Wright – 2017

05. Baby driver - Edgar Wright - 2017Bad buzz.

   2.5   On ne pourra pas lui enlever son atout Fun-Cool-Jubilatoire-Rafraichissant-Jouissif que le film érige en trophée à chaque plan, avec ce petit air d’autosatisfaction franchement nauséabond : Si Baby driver revendique sa liberté de ton (Les vingt premières minutes sont assez prometteuses et stimulantes, avouons-le) il tourne vite à vide. La geekosphère y trouve probablement son compte puisque le film jongle avec la pop culture, un peu comme Spielberg le fait avec Ready player one, sauf que lui réussit. Car jongler implique de trouver un certain équilibre, vertu dont est dépourvu Baby driver, qui enchaine les situations sur un mode effréné d’abord impressionnant (l’aspect archi-chorégraphié de la comédie musicale) avant que ça ne devienne épuisant voire carrément insupportable. C’est un mélange de film de braquage, de film de bagnoles, de romance et de musical, le tout réuni dans un clip géant.

     Il y a des idées, des ruptures de ton, de rythme partout, certes, mais globalement ça ne se pose jamais, ça te gicle dans la tronche sans que t’aies pris le temps de savourer quoi que ce soit, c’est un cinéma dont j’ai horreur, un cinéma hystérique qui me rappelle que j’ai besoin de temps, d’espace, de plans fixes, de silences, qui me rappelle qu’à de rares exceptions (Ready player one, Sense8, Hot Fuzz, Fury road…) j’abhorre ces déluges de formes, de rythmes, de couleurs et de sons, entre Tarsem Singh et Alex de la Iglesia. La musique de Baby driver est à cette image : Oui elle est justifiée – par ailleurs c’est probablement inédit d’entendre autant de morceaux dans un film tout en appartenant à sa diégèse – mais ça devient très vite exténuant. Bref, grosse souffrance pour moi. Dans la veine de la série Maniac, en gros, ma dernière vraie grosse souffrance.

Le dernier pub avant la fin du monde – The world’s end – Edgar Wright – 2013

10468654_10152487902462106_5996544564735928567_nHappy hour.

   4.5   Sur le papier, la première partie (mélancolique) du film devait m’intéresser nettement plus que la seconde (geek). Au final c’est tout le contraire. Le début m’a prodigieusement exaspéré. Je me rends compte que je n’aime pas le travail de mise en scène de Wright. Tous les dialogues doivent fuser, les grimaces s’accentuer et tout sonne faux. Tout. J’avais déjà ce souci avec ses précédentes réalisations (que j’aime modérément, malgré tout) tandis que je trouvais le travail de Greg Mottola dans Paul autour de ces deux mêmes acteurs nettement plus réussi. Mais Mottola est un bien meilleur metteur en scène que Wright, ce n’est pas une surprise, Superbad et Adventureland sont des merveilles absolues. Bref, revenons à ce pub. C’était donc l’horreur ou presque pendant une demi-heure. Mais voilà, un moment le film bascule complètement. Il me séduit là où il m’ennuyait, me fait rire là où je le trouvais ridicule, exactement via tout ce qui me semblait au départ forcé. Je l’aurai oublié demain mais en guise de gros défouloir immédiat je trouve ça plutôt bien troussé.


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