Jusqu’à la moelle.
6.0 C’est un beau récit de frangins qui n’ont pas grandi ensemble et qui se trouvent, en grande partie grâce à la maladie et une greffe de moelle osseuse. Et se trouvent aussi grâce à la musique, quand bien même l’un soit chef d’orchestre de renommée internationale et l’autre tromboniste dans une fanfare locale.
J’aime que le film distribue vite ses cartes, à renfort d’ellipses, comme pour dire que ce qui l’intéresse c’est ce qui va suivre, c’est la construction de cette fraternité tardive. J’aime qu’il se termine sur le Bolero de Ravel, un peu comme chez Lelouch, en guise d’adieu, dans une sorte d’opéra émouvant et macabre.
C’est un film très attendu et balisé, dans sa construction et son programme familial et social, et dans le même temps il a la sincérité de ne pas prétendre révolutionner quoique ce soit. C’est très écrit, très programmatique. On est sur des rails, mais d’élégants rails.
Benjamin Lavernhe est top. Et Pierre Lotin est génial, sa diction, son corps. Il porte le film. C’est une vraie belle comédie (dramatique) populaire. Contrairement au précédent film de Courcol (Un triomphe, avec Kad Merad) qui était très mauvais. À force d’en entendre du bien j’avais peur à la douche froide, mais non c’est vraiment chouette.
