Grosses ficelles.
4.5 Alors c’est évidemment beaucoup moins nul que ce que j’avais vu d’Eric Barbier jusqu’ici (Le serpent, Le dernier diamant) sans doute car il adapte un livre autobiographique qui raconte à hauteur d’enfant et au Burundi, le génocide rwandais, mais c’est aussi ça le problème, au mieux le film donne envie de se plonger dans le bouquin, tant il est plan-plan, scolaire, probablement très fidèle au texte. On y ressent donc la plume et les souvenirs de Gaël Faye, mais Barbier que tchi, comme s’il avait été tiré au sort. Il y a zéro idée de mise en scène, c’est une avalanche de saynètes trop écrites, mal jouées, mal agencées, jalonnées de pics de réalisation illustratifs (ralentis, caméra épaule, musique très affectée…) lors des climax violents et dramatiques. Le film ne fait pas de choix, ne tente rien qu’on n’ait pas déjà vu dans mille mauvais films, bref ça n’a pas grand intérêt.