Archives pour la catégorie Fabien Onteniente

All inclusive – Fabien Onteniente – 2019

35. All inclusive - Fabien Onteniente - 2019Il a fait bip bip, on a fait meuh.

   0.5   Sans même parler de mise en scène, quelle pauvreté dans les gags, le scénario, les situations, les dialogues, l’interprétation. Tout est au rabais, all inclusive. C’est un frisson de la honte permanent. Le pire c’est qu’Onteniente s’est mis dans la tête qu’il allait faire références aux Bronzés, mais attention pas qu’un subtil clin d’œil, mais une pelletée, jusqu’à l’indigestion. Ainsi Demaison incarnera donc Morin, comme Jugnot dans les deux films de Patrice Leconte – Sa scène de ménage avec Maïwenn peut d’ailleurs rappeler celle que Bernard tenait avec Nathalie. Ainsi Dubosc sera Jean-Paul Cisse (Caution Jean-Claude Dusse + jeu de mots sur le pape = demi-molle des producteurs ?) et lui non plus ne va pas retrouver sa valise – Son baluchon, comme il dit : Il faut signaler que c’est un festival Dubosc, qui refait du Patrick Chirac puissance dix, le slip en moins. Ainsi on y verra Balasko (en nympho veuve) et Lhermitte (en directeur de club) qui finiront par discuter et se demander s’ils ne se sont pas déjà croisés jadis dans un autre club de vacances. Sérieusement ? Et tout est comme ça. Sauf qu’on tire plutôt vers le troisième Bronzés, qualitativement. Outre les nombreux clichés sur les Antilles, on passera par une dispute autour d’un pet dans une piscine, des cendres funéraires finiront dans un pétard (Putain que c’est rigolo) et lors d’une soirée sosies, Demaison sera déguisé en Trump et Dubosc en Johnny, bordel on se fend la gueule. Ceci étant le film me fascine pour son cynisme involontaire : J’ai toujours l’impression qu’il se fou de notre gueule. All inclusive avait-il prévenu. Comme si à la fois il disait que toute la merde d’Onteniente (Camping, Disco, Jet Set…) sera incluse dedans et que malgré tout, ça n’empêchera pas les beaufs d’aller quand même voir ça. Le mec te chie littéralement sur les yeux quatre-vingt-dix minutes durant et il fait 800.000 entrées. On va me dire que ça fait un four, mais bordel, 800.000 entrées. Et le pire c’est que ça coute 15 bâtons cette merde. Quinze putains de millions d’euros.

Camping 3 – Fabien Onteniente – 2016

30Attendons Patrick.

   3.0   C’est à la fois le volet le plus réussi et le plus consternant de la franchise, justement parce qu’il se vautre souvent dans la médiocrité des deux premiers films alors que sa visée est nettement plus mélancolique. Dans ses meilleurs moments (Patrick Chirac) le film est parfois touchant et il le sait – C’est pourquoi je lui en veux – étant donné qu’il se ferme sur un texto comme promesse de retrouvaille. Ce n’est pas grand-chose et c’est prévisible mais finir là-dessus, discrètement, je trouve ça vraiment bien joué. Mais dans ses pires moments – Quasi tout le reste – Camping 3 nous la joue soit resucée de Le ciel, les oiseaux et ta mère soit miroir déformé de Camping 1. Remplacer Lanvin et Anconina par trois jeunes de cité why not mais encore faut-il écrire ça correctement et ne pas se contenter du stéréotype black/blanc/beur ni tomber dans l’écueil des blagues ras des pâquerettes sur la couleur de peau ou sur le repas space cake dans la riche famille du Cap Féret – Au passage, les instants Jugnot/Laroque sont de grands moments de gêne, dans la lignée de Qu’est-ce qu’on a fait au bon dieu. Et pourquoi, alors que Dubosc aka Patrick Chirac porte déjà toute la dépression contenue du type qui ne parle que de choper mais ne chope jamais, qui parle sans cesse de sa fille mais ne l’a pas vue depuis dix ans, qui remet sans cesse sur le tapis son boulot chez Amora mais semble écumer les mois de chômage, oui pourquoi fallait-il ajouter la lourdeur du divorcé qui pourrait ressentir une attirance gay (Duléry, qui ne se remet pas de sa séparation avec Mathilde Seigner, incompréhensible erreur de scénario merdre) et celle du vieux (Brasseur) qui contourne sa chiante routine en prétextant un Alzheimer, répétant ad aeternam les petites expressions beauf du pro de l’apéro ? Et il va de soi que toutes ces petites histoires parallèles occasionnent une flopée de gags tous plus ridicules les uns que les autres. Dommage encore une fois car je trouve le film plus intéressant qu’il n’en a l’air, et puis aussi parce que j’aime bien Dubosc et ce d’autant plus maintenant qu’il utilise son vieux corps (rides, bedaine, poils grisonnants tout y passe) comme rempart à sa peur de vieillir.


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